L’enseigne de bricolage Castorama va de nouveau comparaître pour avoir ouvert illégalement le dimanche. Le juge du TGI de Pontoise décidera d’une éventuelle « liquidation de nouvelles astreintes à hauteur de 2 millions d’euros » au syndicat Force Ouvrière ainsi que de la « fixation de l’astreinte de 50 000 € à 1 million d’euros par magasin et par dimanche » nous informe Castorama.

Lundi matin, Castorama passera une nouvelle fois devant le juge du Tribunal de Grande Instance de Pontoise. Sera jugée la liquidation d’astreinte au syndicat Force Ouvrière et une éventuelle réévaluation de l’astreinte de 50 000€ à 1 million par magasin et par dimanche ouvert. Soit une amende de 4 millions d’euros par dimanche si Castorama décide d’ouvrir ses trois magasins (Eragny, Ezanville, Gonesse et Cormeilles-en-Parisis) ce jour là. Une astreinte pour le moins dissuasive.

Le lobbying s’intensifie

Castorama prend donc l’affaire très au sérieux. L’enseigne a fait appel depuis peu à une agence de communication pour alerter les médias sur les évènements concernant la fameuse ouverture dominicale. Par ailleurs, le magasin de bricolage demande l’aide des parlementaires. Depuis le 17 avril, la proposition de loi Maillé est dans les cartons de l’Assemblée Nationale et n’a toujours pas été votée. Elle ne le sera d’ailleurs pas avant novembre-décembre nous a-t-on informé. « Il est donc urgent qu’une loi soit votée et publiée » s’insurge Casto. « Devant la lourdeur des condamnations en cours et/ou à venir, le problème social et économique est à nouveau à l’ordre du jour » conclut l’enseigne. Dans le contexte actuel de crise financière, l’argument brandit pourrait recevoir écho du côté des parlementaires.

Adrien Hilpert