Daniel Canepa, actuel préfet de la région Nord, préfet du Pas de Calais, prendra ses fonctions le 3 novembre prochain. Il l’a annoncé mercredi 15 novembre à l’oçcasion d’une conférence de presse de l’Association du Corps Préfectoral  et des Hauts Fonctionnaires du ministère de l’Intérieur, qu’il préside par ailleurs.

Il succèdera à Pierre Mutz, arrivé en Ile-de-France voici seulement un an, qui a été nommé préfet hors-cadre.

Préfet de région depuis un peu plus de deux ans, Daniel Canepa sera remplacé à Lille par Jean-Michel Bérard, l’actuel préfet de la région Centre, ancien préfet du Val-d’Oise.

Daniel Canepa se prépare déjà à sa nouvelle fonction. "A mon sens les Franciliens ont trois problèmes basiques : avoir un toit, avoir un emploi et de bons transports, explique-t-il. En matière d’emploi, même si le taux de chômage est meilleur que la moyenne nationale, je comprends qu’ils puisent être inquiets. En matière de transports, j’ai la chance de faire partie du conseil d’administration de la SNCF et je saurai utiliser cette expérience avec la RATP. Quand au logment, j’ai déjà eu des contacts avec Mme Boutin, ministre du Logement. On essayera de faire du bon travail."

Le futur préfet de Région au aussi évoqué les projets de circuit de Formule1, qui concernent en particulier Sarcelles : "J’ai vu dans la presse ce mercredi qu’on s’intéressait beaucoup à ces projets. Comme préfet du Var, j’ai dû fermer le circuit du Castelet pour le rouvrir ensuite  comme circuit privé. On  verra si la région Ile-de-France abritera un circuit de F1. Egoïstement, j’en serrais heureux."

Daniel Canepa a enfin évoqué ses débuts dans la carrière préfectorale : "Il y  a 33 ans, j’ai commencé ici même comme stagiaire de l’ENA. Ca ne s’appelait pas préfecture de Région Ile-de-France mais conseil d’administration du District. Je viens de voir mon prédécesseur Pierre Mutz, il m’a montré ses étagères et m’a dit « je te laisse tous les dossiers, tu verras ce que tu en fais ». Je n’ai pas vu de dossier en particulier, car ils sont simplement par ordre alphabétique.
Ce qui me passionne, c’est de poursuivre une vision stratégique : dans 30 ou 40 ans, que sera l’Ile-de-France ? Et je m’intéresse aussi à la vie quotidienne des Franciliens."