Reçu par un conseiller de Jean-Louis Borloo, le comité des maires contre l’A 104 affirme que le bouclage nord-ouest de la Francilienne n’est plus une priorité pour le gouvernement. L’enquête publique qui devait démarrer fin 2009 est reportée à une date pour l’heure inconnue.

 Les opposants de l’A 104 peuvent se réjouir. Le calendrier mis en place pour la réalisation d’un tronçon de 25 kilomètres entre Cergy-Pontoise et Orgeval semble boulversé.

« Faute de moyens la Francilienne est en panne », commente Eddie Ait, membre du comité des maires contre l’A 104.

Depuis son entretien avec Nicolas Gautier, conseiller de Jean-Louis Borloo, le maire de Carrières-sous-Poissy ne cache pas sa satisfaction. « On nous a clairement indiqué que l’Etat n’a pas les finances publiques. Le ministère envisage une revue des projets suite aux orientations du Grenelle de l’environnement qui vise à lutter contre le tout routier », déclare M. Ait.


Autoroute à péage ?

Depuis octobre 2006 on croyait l’affaire classée avec le choix acté par le gouvernement Villepin de l’un des cinq tracés alors à l’étude. Au ministère de l’écologie on ne parle pas de gel des opérations, mais on laisse entendre la possibilité de faire appel à un partenariat privé pour couvrir le montant des travaux s’élevant à 3 milliards d’euros. Cet éventuel recours ravive le spectre d’une autoroute payante, une idée pourtant écartée dès le départ par la Commission particulière du débat public.


Le prolongement de la Francilienne resterait subordonné à l’élaboration d’un shéma global d’infrastrucutres routières, dévoilé en juin 2009.

Christophe OBRY