Les magistrats du tribunal de Pontoise ont manifesté ce midi pour dénoncer les pratiques de la Garde des Sceaux Rachida Dati. Ils étaient une cinquantaine devant le palais de justice à répondre à l’appel des deux grands syndicats de la magistrature le SM et l’USM.

 Les magistrats de Pontoise sont en colère. Après le milieu carcéral hier c’est au tour de la magistrature de dénoncer la politique gouvernementale en matière judiciaire. Rejoints par les avocats, ils accusent clairement  Rachida Dati de mener des actions incohérentes et de faire pression sur  les magistrats.

Dans un climat de tensions accrues par les récentes affaires de suicides dans les prisons, les magistrats refusent d’être montrés comme les uniques responsables des dysfonctionnements du système judiciaire.  Véritable catalyseur des conflits entre la Garde des Sceaux et les  magistrats : la loi sur les peines planchers.

« On nous demande de mettre les récidivistes en prison puis on nous le reproche »

Incohérence, dérives institutionnelles, reprises en main de la justice par la Garde des Sceaux, les accusations sont graves. Dans ce contexte, avocats et magistrats du Val d’Oise mènent le combat ensemble. Ils demandent plus d’indépendance et une vision plus globale des réformes. « Il n’y a pas de politique globale de la justice. Avec les peines planchers par exemple, on a le sentiment que la Garde des Sceaux à commencer ses réformes par la fin » nous explique une avocate membre de la FNUJA (Fédération Nationale des Unions de Jeunes Avocats).

Au-delà du conflit qui les oppose à Rachida Dati, magistrats et avocats rappellent pour expliquer ces difficultés que l’institution judiciaire en France dispose d’un budget national par habitant inférieur à celui de la Slovénie.

Itw avocat
envoyé par vonews

Adrien Hilpert