Fabrice Millereau, maire (divers gauche) de Beaumont-sur-Oise, n’a pas apprécié la récente déclaration de Didier Arnal, président (PS) du Conseil général du Val-d’Oise, qui « rappelle son souci de préservation de l’environnement » du Lac des ciments mais qui n’aide pas, selon lui, le dossier à avancer.

 La multiplication des intervenants qui veulent différer la comblement du « Lac des ciments » ou annuler l’opération, comme VOnews l’a rappelé, a le don d’énerver Fabrice Millereau, maire de Beaumont-sur-Oise, mais aussi les autres maires de la communauté de communes.

Après un reportage sur Canal + relayant les arguments des écologistes contre le comblement, le président du Conseil général du Val d’Oise a expliqué que « malgré les atermoiements de l’État et du Ministère du Développement durable qui portent la responsabilité de ce dossier, il n’a eu de cesse de se positionner comme médiateur entre l’État et les différentes parties en présence afin d’y trouver la meilleure porte de sortie possible ».

Didier Arnal, le président du Conseil général, insiste comme les écologistes sur la nécessité de poursuivre les études géologiques avant toute prise de décision. Une initiative qui est vécue par les élus concernés comme une nouvelle tentative pour « pourrir le dossier ». « Il aurait mieux fait de ne pas s’en mêler », tempête Fabrice Millereau, maire de Beaumont-sur-Oise.

Ce dernier souligne que le Lac des ciments est la propriété des Ciments Français. Creusé à l’époque où il fournissait des marnes à une cimenterie proche, le lac n’est que la mise à jour de la nappe phréatique qui alimente en eau potable toute la région, et qui est ainsi fragilisée. « Seul notre projet permet de rendre aux lieux leur aspect d’origine et d’offrir aux habitants de la région un vaste espace boisé et de loisirs », martèle Fabrice Millereau. « En échange du comblement, les Ciments français offriront le terrain. Il est temps que des farfelus cessent de faire leur publicité en paralysant le projet ».

Joël Bouchez, maire (sans étiquette) de la ville voisine de Mours, partage cet agacement : « On nous jette à la figure toutes sortes de projets mirobolants, mais personne n’avance le moyen de trouver l’argent pour racheter le lac aux Ciments français ».