Il y a un an exactement, Anne-Lorraine Schmitt était assassinée dans le RER D entre Louvres et Fosses alors qu’elle se rendait dans l’Oise. Dans un communiqué, le député UMP du Val d’Oise, Yanick Paternotte rend hommage à la jeune étudiante de 23 ans et oppose cet « anniversaire » à celui de Villiers-le-Bel relaté dans les médias. Pourtant deux adolescents de 15 et 16 ans avaient également perdu la vie ce jour-là.

Dans un communiqué, Yanick Paternotte oppose la célébration des évènements de Villiers-le-Bel à celle de la mort d’Anne-Lorraine Schmitt.  « Je m’étonne de voir, ci et là, des papiers « célébrant » le premier anniversaire des émeutes de Villiers-le-Bel » indique-t-il. Pourtant c’est bien la mort de deux jeunes adolescents qui est à l’origine des émeutes et le député UMP du Val d’Oise semble l’occulter.

« Est-il important, et surtout opportun, de mettre de nouveau en avant ces violences gratuites et traumatisantes pour bon nombre de nos concitoyens… Non, vraiment, je ne le pense pas et je suis sûr que les habitants de Villiers-le-Bel, notamment ceux qui ont vu leurs boutiques saccagées et leurs voitures brûlées, partageront cette position » affirme le maire de Sannois.

En ce 25 novembre, Yanick Paternotte préfère penser à un autre anniversaire « qui, lui, force l’admiration et le respect ». Le dimanche 25 novembre 2007, Anne-Lorraine Schmitt était poignardée dans une rame du RER D après avoir tenu tête à son agresseur récidiviste. « Nous ne pouvons que saluer le courage de sa famille qui, confrontée à l’horreur, a fait preuve d’une dignité et d’une élévation morale exceptionnelles » précise le député qui martèle que de « tels drames ne doivent plus jamais se produire ».

Combattre la récidive

C’est pourquoi il a voté en février dernier le renforcement de la loi du 10 août 2007 sur la récidive. Enfin pour assurer la sécurité dans les transports, Yanick Paternotte propose de «développer la vidéosurveillance dans toutes les rames mais également dans toutes les gares, en commençant, bien sûr, par les lignes réputées "dangereuses" ».  « Parallèlement, le suivi de la vidéosurveillance doit être actif (suivi en direct) et non passif (examen des images en cas d’incident) et la police régionale ferroviaire redéployée en conséquence » ajoute-t-il.

« En mémoire d’Anne-Lorraine, donnons-nous les moyens de protéger nos enfants » conclut Yanick Paternotte.

 

Adrien Hilpert