Repéré en 1953 par sa photo du Peintre de la Tour Eiffel publiée dans Life, Marc Riboud fait son entrée au sein de la prestigieuse agence de photo Magnum, fondée en 1947 par des photographes dont Robert Capa, Henri Cartier-Bresson, George Rodger et David Seymour, déjà renommés dans le milieu.


Très vite il quitte la France pour se mettre en quête de l’instant unique et du «plaisir de l’œil». Loin de la recherche éperdue du scoop, habituellement actée dans l’idée du photo-reportage, Marc Riboud instaure une démarche du «regarder autrement». Il porte un regard personnel sur les choses pour les figer en un instant privilégié. Pendant plus de cinquante ans, Marc Riboud a sillonné la planète, rapportant avec lui des images du monde, fruit de ses rencontres et de sa proximité avec le quotidien et l’actualité.

 

Marc Riboud naît le 24 juin 1923 à Lyon dans une famille de sept enfants.

A l’Exposition Universelle de Paris en 1937, il prend ses premières photos avec le petit Vest-Pocket utilisé par son père dans les tranchées.

En 1943-44, il combat auprès des résistants dans le maquis du Vercors.

De 1945 à 1948, il fait des études d’ingénieur à l’Ecole Centrale de Lyon.

A Villeurbanne, de 1948 à 1951, il travaille en usine. A l’issue d’une semaine de vacances prise pour photographier le Festival de Lyon, il oublie de retourner à l’usine et décide de se consacrer à la photographie.

Il séjourne alors trois mois à New York et découvre que la photo est à l’honneur dans les musées.

A Paris, il rencontre Henri Cartier-Bresson et les autres fondateurs de Magnum qui l’invitent à rejoindre l’agence en 1953.

Robert Capa l’envoie à Londres «pour voir les filles et apprendre l’anglais». Il n’apprend pas l’anglais mais photographie intensément.

Entre 1955 et 1957, il part en Inde en Land-Rover, y séjourne un an, puis se rend en Chine.

En 1959, il est élu vice-président puis, en 1975, président de Magnum Europe

Après un séjour de trois mois en URSS en 1960, il couvre les mouvements d’indépendance en Algérie et en Afrique noire.

L’Overseas Press Club lui décerne en 1966 son prix pour le livre The Three Banners of China.

Entre 1968 et 1969, il effectue des reportages au Sud et au Nord Vietnam. L’année suivante, l’Overseas Press Club le récompense à nouveau pour Faces of North Vietnam.

En 1971, il photographie la guerre du Bangladesh.

Depuis 1980, il effectue plusieurs voyages au Moyen-Orient, au Cambodge, en Chine et au Japon. Il photographie aussi en France et dans le jardin de Touraine, et retourne plusieurs fois à Shanghai pour son livre Demain Shanghai (qui accompagne l’exposition au Musée Carnavalet à Paris).

En 2002, il reçoit le prix Life Time Achievement à New York.

 

Exposition : du mardi 25 novembre au vendredi 19 décembre 2008

mercredi et samedi : 10h-12h et 14h-18h ; mardi et vendredi : 14h-18h

jeudi : 14h-19h

Espace Saint-Exupéry

Salle Giacometti

32 bis rue de la Station

95130 Franconville

01 39 32 66 05

www.ville-franconville.fr