Jean-Pierre Blazy a reçu ce jeudi les représentants au Comité d’Etablissement des salariés de Castorama Gonesse venus solliciter l’appui de la ville en faveur de la demande de dérogation au repos dominical de leur enseigne. Le maire socialiste demande maintenant au Préfet du Val d’Oise une dérogation pour que le magasin de bricolage puisse ouvrir le dimanche.

Le Conseil municipal de Gonesse a rendu jeudi à l’unanimité un avis favorable à la demande de Castorama de dérogation au repos dominical. Aujourd’hui, la décision d’autoriser cette enseigne à ouvrir le dimanche revient au Préfet du Val d’Oise. Jean-Pierre Blazy a donc joint ce vendredi la préfecture pour appeler le Préfet à agir « rapidement dans l’intérêt des salariés. »

Pour le maire, « la décision de justice interdisant l’ouverture dominicale menace directement de nombreux emplois et entraîne des pertes de revenus pour l’ensemble des salariés. »

Si Jean-Pierre Blazy rappelle son attachement au repos dominical acquis depuis 1906, la crise actuelle justifie le maintien d’emplois liés au travail le dimanche. « A l’heure où des emplois sont en jeu, où des familles sont menacées par des pertes importantes de pouvoir d’achat et où notre pays rentre dans une crise économique majeure, la responsabilité des élus locaux est de pérenniser les emplois et de défendre les salaires » explique-t-il dans un communiqué.

Blazy demande plus de cohérence

Cette entorse au repos dominical doit être compensée. Le Conseil municipal de Gonesse demande donc « expressément aux entreprises et à Castorama en particulier d’attribuer « une majoration salariale et un repos compensatoire significatifs » aux salariés qui travaillent le dimanche. De telles compensations sont indispensables. »

Cette prise de position est également justifiée par l’ouverture le dimanche de la zone commerciale de Paris Nord II, soit 73 commerçants ainsi qu’Ikea. Voisin de ces magasins, Castorama doit donc faire face à une concurrence déloyale depuis que l’enseigne ferme le dimanche.

« La cohérence impose que les règles s’appliquent de la même manière aux enseignes de Paris Nord II, zone commerciale classée d’affluence touristique exceptionnelle à l’initiative de la ville en 2004 et permettant, à ce titre, des dérogations au repos dominical sur tout son périmètre » conclut Jean-Pierre Blazy.