Le chiffre d’affaire du premier établissement de jeux en France a reculé de 17 millions d’euros. Décidé à enrayer la baisse de son chiffre d’affaires, Bruno Cagnon, directeur du casino d’Enghien, a déjà augmenté son parc de machines à sous. Le plan anti-crise : 49 machines à 10 centimes seulement.

 Depuis l’introduction des machines à sous en 2002, le casino d’Enghien-les-Bains caracole en tête des 197 établissements de jeu français, mais la mauvaise conjoncture économique y est aussi sensible qu’ailleurs. Le chiffre d’affaires 2008 devrait accuser une baisse de 11 % avec un produit des jeux de 149 millions, contre 166 millions pour l’année précédente.

"Nous avons connu une descente aux enfers au cours des six premiers mois 2008, avec une baisse d’activité de 22%" déclare Bruno Cagnon, au Parisien Val-d’Oise dans son édition de ce samedi 29 novembre, qui outre la crise économique montre du doigt l’interdiction de fumer au 1er janvier.

Bruno Cagnon, directeur général du casino d’Enghien (groupe Lucien Barrière), n’oublie pas que ce sont les machines à sous qui ont propulsé Enghien de la 7e à la 1ere place en France depuis 2002. La création de 6 tables de Texas Hold’em (poker) le 19 mai 2008 a permis de limiter la chute du chiffre d’affaires qui, sinon, aurait baissé de 15%.

Le parc des 350 machines à sous (qui fonctionnent déjà de 10 heures à 4 heures du matin), a également été dopé par l’arrivée de 100 machines supplémentaires, dont la moitié avec des mises de 10 centimes seulement.Et pour rendre l’ensemble plus attractif, il y a désormais une danseuse au centre des machines à sous, la mise à disposition de coachs et des promotions…

Un ensemble de mesures qui, espère Brunon Cagnon, devrait partiellement ou totalement enrayer la baisse du chiffre d’affaires, la première depuis, dix ans.