Selon un rapport de la Chambre des Notaire de Paris, qui imagine plusieurs scénarios pour 2009, la baisse des prix de l’immobilier en Ile-de-France liée à la chute du volume des ventes doit se poursuivre en 2009. Mais dans des proportions qui n’ont rien à voir avec la crise du début des années 90.   

 

 Fini les augmentations de 10% par an comme c’était le cas ces dernières années. Depuis 10 ans, la montée des prix a été en effet plus forte que celle des revenus. « L’augmentation des prix de l’immobilier ne peut pas atteindre 15% par an alors que les revenus ne progressent que de 3 ou 4%. L’accession à la propriété est durablement mise en cause par un tel processus  » indique la Chambre des Notaires de Paris dans son rapport. Au final c’est le manque de logements et la forte demande qui justifie encore une stabilité voire une hausse des prix. Cependant fin septembre, le rythme annuel de hausse des prix est tombé à 2,9% pour l’Ile-de-France. Il était encore supérieur à 10% au début de l’année.

Une baisse de 5% en 2009 ?

Sur les dix premiers mois de l’année, les notaires d’Ile-de-France ont enregistré une chute du nombre des ventes de logements anciens de 14,3% par rapport à la même période en 2007. Une baisse d’activité aggravée par la crise financière et économique.  De cette situation, la chambre des Notaires de Paris dégage trois scénarios possibles. Le premier « pessimiste » table sur l’accentuation de la baisse de confiance des ménages et un attentisme généralisé des acquéreurs. Dans ce cas, les notaires imaginent une baisse d’activité supérieure à 20% en 2009. La baisse des prix pourrait alors s’accentuer « dans la mesure où beaucoup de propriétaires ne pourront eux différer durablement la vente de leur bien » précise les notaires.

Un autre scénario envisagé est plus optimiste. Il prédit la « stabilisation des prix de l’immobilier ». Pour cela, il prévoit « le retour à la raison des vendeurs, le retour à la normale du fonctionnement des marchés financiers » et donc « un regain d’intérêt sur l’immobilier valeur refuge. » Cependant, ce scénario ne pourrait se dérouler qu’à la rentrée 2009.

Enfin dernier cas de figure envisagée le plus plausible : le marasme du marché immobilier se poursuivrait sans s’accentuer notablement. Cette hypothèse prend en compte les signaux favorables comme la baisse des taux d’intérêt et les facteurs défavorables comme la perte de confiance des ménages. « Dans cette hypothèse là, les prix baisseraient, dans des proportions variables selon leur localisation, et leur qualité. Mais, dans des conditions qui seraient globalement  modestes » précise la chambre des notaires. Dans ce scénario réaliste, la baisse des prix tournerait autour de 5% et celle des volumes de 10%.

Adrien Hilpert

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