"Présentée comme une priorité gouvernementale, la politique de rénovation urbaine paraît piétiner", constate Didier Arnal, Président PS du Conseil général du Val d’Oise, et à ce titre représentant des Départements au sein de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

"Les retards accumulés dans les projets, l’augmentation conséquente des coûts, la lourdeur des procédures, la nécessité de multiplier les avenants aux conventions déjà signées conduisent à une impasse financière évaluée à plusieurs centaines de millions d’euros avec pour conséquence la remise en cause d’opérations dans plusieurs quartiers sensibles dans des villes aussi diverses que Grigny, Noisy le Grand, Sarcelles ou Valence", affirme le socialiste Didier Arnal.

Le président du Conseil général juge "particulièrement alarmant" le risque de désengagement de l’ANRU, établissement public de l’État . "Le Conseil général du Val d’Oise est d’autant plus inquiet que, comme beaucoup d’autres Départements, il est appelé à participer à ces financements et est directement concerné au titre de l’action sociale qu’il mène dans les quartiers".

Au moment où la situation sociale se dégrade et où l’activité économique est en berne, "ce recul de l’intervention publique est préoccupant, déclare l’élu. Il est pour le moins paradoxal que le Gouvernement, au moment où il annonce un plan de relance, n’utilise pas les outils à sa disposition en matière de construction".

Didier Arnal suggère de profiter des projets de rénovation urbaione pour relancer le BTP. "La finalisation des premières opérations engagées et l’accélération des programmes de l’ANRU seraient pourtant un bon moyen de soutenir le secteur des BTP tout en apportant des réponses concrètes aux élus, associations et habitants des quartiers en difficulté."