Mercredi au tribunal de Pontoise, le gérant du laboratoire d’analyses médicales, situé au centre commercial des Toupets à Vauréal et fermé par arrêté préfectoral, a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de trois ans. Cet homme qualifié « d’inquiétant et dangereux » par la procureure avait déjà été interdit d’exercer sa profession ainsi que toute autre activité paramédicale pendant cinq ans par la chambre de discipline de l’ordre des pharmaciens indique Le Parisien ce matin.

 Le laboratoire d’analyses médicales situé dans le centre commercial Les Toupets à Vauréal a été fermé définitivement en juin dernier pour non respect de la réglementation. En effet comme le précise Le Parisien ce matin, le labo avait déjà été l’objet de fermetures provisoires en mars puis en mai suite à un contrôle qui révéla 23 infractions sur le matériel utilisé les conditions d’hygiène. Elles n’ont jamais été respectées, le gérant s’entêtant à maintenir ouvert son établissement. Même après la fermeture définitive en juin dernier, il était retourné dans son laboratoire obligeant la confiscation de son matériel. Une attitude étrange, confirmée par le rapport psychiatrique sous-entendant des troubles de la personnalité.

Des dépistages suspects du Sida et de la toxoplasmose

Depuis 2007 les conditions de fonctionnement du laboratoire n’étaient plus conformes à la réglementation. En juin dernier, la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) du Val d’Oise avait même invité toutes les personnes pour lesquelles ce laboratoire a fait des analyses depuis février 2007 à consulter leur médecin pour faire éventuellement d’autres analyses. Ces recommandations prévalaient surtout pour les personnes ayant effectué dans ce laboratoire des tests de dépistage du VIH constatés négatifs, des tests sanguins pour la toxoplasmose ainsi qu’une identification de groupe sanguin.

Devant ces faits accablants, les juges ont condamnés le gérant du laboratoire à dix-huit mois de prison avec sursis et une mise à l’épreuve de trois ans auxquels s’ajoutent cinq années d’interdiction de pratiquer toute activité paramédicale. Des sanctions jugées « exceptionnelles » dans la région précise Le Parisien.

Adrien Hilpert