Acquittée en avril dernier par le tribunal de Pontoise, Lydie Debaine, une mère de famille qui avait noyé sa fille lourdement handicapée en mai 2005, doit de nouveau expliquer son geste aujourd’hui et demain devant la cour d’appel de Versailles.

Alors que l’avocat général avait requis une peine de principe de trois ans de prison avec sursis en avril dernier, les jurés avaient choisi d’acquitter Lydie Debaine. Face à cette décision rare, le parquet de Pontoise n’avait pas fait appel mais le procureur général de Versailles en a décidé autrement.

Cette mère de famille de 66 ans repasse donc à partir de ce lundi devant un tribunal pour l’assassinat de sa fille Anne-Marie. En mai 2005, Lydie Debaine, alors âgée de 62 ans, a noyé sa fille de 26 ans, handicapée mentale et invalide à 90%, après l’avoir droguée dans la maison familiale de Groslay. Ensuite, elle a tenté de mettre également fin à ces jours de la même manière. Lors du premier procès à Pontoise, ce geste a été interprété comme un « acte d’amour » par les jurés face à la souffrance d’une femme de 27 ans qui avait l’âge mental d’une fille de 5 ans. L’avocate de Lydie Debaine plaidera de nouveau l’acquittement pour sa cliente.