Laurent Tessson, un garagiste de Pontoise dont l’entreprise a été totalement détruite par un incendie dû à une fuite de gaz le 19 décembre 2007, a manifesté mardi avec ses salariés devant le siège de GDF à Paris. Au bord du dépôt de bilan, il proteste contre le retard de son indemnisation.

 « Un an après, merci GDF ! » C’est l’un des panneaux brandis par Laurent Tesson, garagiste à Pontoise, et ses salariés, à la veille du premier anniversaire de la destruction complète de son outil de travail. Une fuite de gaz dans la rue de Rouen à Pontoise, maladroitement mise à feu par un technicien mandaté par Gaz de France, avait provoqué une véritable torchère le 19 décembre 2007 dans la soirée. L’homme venu dans une camionnette à l’enseigne « Gaz de France » n’a que le temps de s’écarter.

Laurent Tesson qui avait repris depuis peu le Garage du Vexin , 41 rue de Rouen à Pontoise, espérait une indemnisation rapide, Gaz de France ayant reconnu sa responsabilité et celle de son prestataire. « Un tel accident pourrait survenir à n’importe qui en France, dit Laurent Tesson. Je ne comprends pas qu’une entreprise semi-publique comme GDF puisse ainsi fuir les conséquences de ses erreurs. »

 Laurent Tesson, toujours pas indemnisé par les assurances de GDF un an après, s’apprête à déposer son bilan. « Ca va faciliter la tâche des experts des assureurs qui ne savaient plus quel prétexte inventer pour retarder le règlement du sinistre », dit-il. Un garagiste d’autant plus amer qu’il n’était même pas abonné au gaz !