Acquittée en première instance à Pontoise, Lydie Debaine a été condamnée en appel à une peine symbolique de deux ans de prison avec sursis pour avoir donné la mort à sa fille de 26 ans, lourdement handicapée.

En mai 2005, Lydie Debaine, alors âgée de 62 ans, a noyé sa fille de 26 ans, handicapée mentale et invalide à 90%, après l’avoir droguée dans la maison familiale de Groslay. Un geste de désespoir face à une situation qui d’après le dossier ne pouvait que s’aggraver. Anne-Marie Debaine avait à 26 ans l’âge mental d’une fillette de 5 ans et souffrait de céphalées, de crise d’épilepsie et de vomissements à répétition. C’est la souffrance de sa fille qui a commandé le geste de Lydie Debaine et non l’état de handicap qui a motivé le geste.

Pour ne pas laisser impuni un assassinat reconnu par l’accusée, la cour d’appel de Versailles a donc prononcé une peine « symbolique » de deux ans de prison avec sursis. L’habitante de Groslay n’ira pas en cassation selon son avocate.

Adrien Hilpert