Les raids israéliens de ces derniers jours sur Gaza sont parmi les plus meurtriers depuis que ce territoire a été conquis en 1967 et suscitent l’indignation de Dominique Lesparre, maire communiste de Bezons. « Ces bombardements sont un châtiment collectif imposé à des femmes, des hommes, des enfants, des vieillards, qui n’ont pas les moyens politiques, militaires ni même physiques de s’opposer au Hamas » dénonce-t-il dans un communiqué.

« Rien ne peut justifier le bombardement d’une population civile d’un million et demi de personnes déjà assiégées depuis plusieurs mois, victimes d’un blocus total » estime le maire de Bezons pour qui « cette occupation est la source de toutes les violences au Proche-Orient ». Au moment où la situation se dégrade et où la tension monte autour de la bande de Gaza, Dominique Lesparre interpelle la ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. « La situation est particulièrement insupportable pour ces civils. Elle ne fait que se dégrader, avec son cortège d’humiliations. Cela fait trop longtemps que la communauté internationale est  aveugle et sourde aux souffrances du peuple palestinien » écrit-il.

Le conseiller général du Val d’Oise se félicite d’ailleurs des différentes actions menées pour montrer l’opposition à l’opération militaire mais s’inquiète de la « démission de toutes les autorités internationales, alors qu’elles ont la responsabilité de l’application et du respect du droit : le Conseil de sécurité de l’Onu, mais aussi l’Union européenne et la France qui la préside encore aujourd’hui. »

"Des sanctions contre les dirigeants israéliens"

Le maire de Bezons va même plus loin en demandant des sanctions au niveau international. « Les dirigeants israéliens violent depuis quarante ans des dizaines de résolutions onusiennes, sans embargo, sans sanction et en toute impunité. A quand les sanctions internationales contre les dirigeants israéliens qui bafouent depuis des toutes ces années le droit international ? » s’interroge-t-il. Sans vouloir mettre de l’huile sur le feu de ce conflit, Dominique Lesparre en appelle « à la raison et à la sagesse pour oeuvrer à une paix qui assurera la stabilité de la région et le droit des deux peuples à vivre en sécurité dans des Etats démocratiques. »