Alors que la Ligue des Droits de l’Homme a dénoncé récemment la prise en charge des plus démunis par la ville d’Ermont, le sénateur-maire UMP de la commune, Hugues Portelli, lui a répondu dans un courrier. Selon lui, « la politique d’action sociale menée depuis plusieurs années à Ermont concourt, bien au contraire,  à réduire ce fossé des inégalités » que la LDH évoquait dans Le Parisien.

Dans une lettre adressée à la Ligue des Droits de l’Homme d’Ermont, Eaubonne, Sannois, Saint Gratien, Hugues Portelli répond point par point aux griefs qui lui sont reprochés. Après une exposition des diverses actions municipales, le sénateur-maire se penche plus précisément sur le sort du centre de santé et sur l’affaire des Restos du Cœur.

Sur la fermeture du centre de santé d’Ermont cet été, le maire rappelle qu’il n’y est pour rien, l’établissement étant géré par une association. « Ce centre a été fermé par décision de justice. En effet, il a du faire face à d’importantes difficultés financières et humaines, et a été mis en liquidation judiciaire. La municipalité, malgré un soutien financier constant et une volonté de voir perdurer le centre, n’a pu faire face à une situation exceptionnelle et augmenter sa dotation financière à hauteur des besoins nécessaires » écrit-il à la LDH.

Polémique autour des Restos du Coeur

En ce qui concerne les maraudes des Restos du Cœur, le sénateur-maire a nuancé sa première réaction relatée dans Le Parisien de mardi. On pouvait y lire : « la distribution de repas, c’est de l’assistanat ». Une phrase qui a fait bondir l’opposition municipale. « Si les Restos du Coeur effectuaient une maraude sur la ville, c’est que leur présence est nécessaire, leur action ne se limitant pas, par ailleurs, aux personnes sans abris. A Ermont, des personnes dorment dehors. Leur distribuer des repas n’est pas de "l’assistanat", comme le clame Monsieur Portelli, mais permet à certains de pallier à une situation d’urgence tout en trouvant du réconfort et de la chaleur humaine » déclare le groupe Génération Ermont dans un communiqué.

Dans le courrier adressé à la Ligue des Droits de l’Homme, Hugues Portelli explique que « les distributions alimentaires en faveur des Ermontois sont assurées trois fois par semaine par l’Epicerie Sociale que la municipalité a contribué à créer en 2000 ». Une structure dont « l’appui logistique et  une grande partie du financement » sont assurés par la municipalité.

Ainsi selon le maire Ermont peut se passer de la distribution hebdomadaire des Restos du Cœur qui « pouvait donc être plus opportunément organisée sur des communes ne bénéficiant pas d’un tel service, d’autant plus qu’une part notable des bénéficiaires de cette  distribution était originaire des communes environnantes. » L’élu rappelle par ailleurs que les Restos restent « toujours destinataires de la subvention que la commune d’Ermont leur alloue annuellement » malgré l’arrêt des maraudes.

Adrien Hilpert