Les valoisiens qui ont repris leur travail ou leur cours lundi matin 5 janvier ont pu constater qu’après trois semaines de grève sur la ligne SNCF de Saint-Lazare, les trains ne fonctionnaient normalement qu’au départ de Pontoise, d’Argenteuil et d’Ermont Eaubonne. À Cergy, il n’y avait qu’un train sur deux.

A la veille des fêtes et pendant toute la durée de celle-ci, on a compté suivant les jours un train sur trois ou un trains sur deux sur l’ensemble des lignes à destination du Val-d’Oise depuis Paris Saint-Lazare ou au-delà, comme le Paris-Gisors.
Le mouvement de grève a été surtout initié par les syndicats de conducteurs de trains de SUD, de FO et de la Fgaac, particulièrement remontés contre les nouveaux horaires de la SNCF prévoyant une plus grande fréquence de rames en banlieue à compter du 14 décembre.
La CGT (environ un tiers des conducteurs) avaient incité lundi à la reprise du travail après avoir obtenu de la direction de la SNCF des garanties pour la formation de conducteurs supplémentaires.
Une nouvelle assemblée générale de cheminots lundi matin à la Gare Saint-Lazare s’est prononcée pour la poursuite du mouvement de grève en dépit des mises en garde de la CGT. Malgré un forte diminution du nombre de grévistes sur les lignes Paris Versailles rive droite, Saint-Nom-la-Bretèche et de Maisons-Laffitte, la SNCF ne parvient pas à assurer un retour aux horaires normaux. Lundi à Cergy, il n’y avait toujours qu’un train sur deux sur la ligne du RER A : ce sont des conducteurs SNCF qui assurent la gestion des rames jusqu’à Nanterre préfecture.