Après la décision du Conseil constitutionnel exigeant un redécoupage électoral « sur des bases essentiellement démographiques », le Val-d’Oise » est assuré de passer de 9 à 10 députés à la prochaine législative.

 Avec actuellement 9 députés pour 1 172 742 habitants (chiffre du dernier recensement), le Val-d’Oise est particulièrement mal représenté : un député pour 125 000 habitants (moyenne française, 1 député pour 109 000 habitants). Une situation héritée du redécoupage électoral dit « réforme Pasqua » de 1985, déjà contesté à l’époque, et que les évolutions démographiques ont rendu obsolète. Aussi le gouvernement Fillon a-t-il décidé d’un redécoupage des circonscriptions sur la base de la « méthode Adam » qui prendrait en compte à la fois l’équité démographique et d’autres facteurs, aussi complexes que susceptibles de mesures arbitraires.

Ce sont ces « autres facteurs » que le Conseil constitutionnel, saisi par les députés socialistes, a décidé de censurer. Jeudi 8 janvier, la juridiction suprême siégeant au grand complet (avec les anciens présidents Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing) a exigé à l’unanimité que l’ordonnance de redécoupage se fasse « sur des bases essentiellement démographiques ». Pour résumer, les 577 sièges de députés seront répartis au prorata de la population française, dont onze sièges devant revenir aux Français de l’étranger immatriculés dans les consulats.

La décision du Conseil constitutionnel rend inéluctable l’attribution au Val-d’Oise d’un dixième siège de député. Cette dixième circonscription résultera essentiellement de la division de la deuxième circonscription (Cergy-L’Isle-Adam), dépassant 200 000 habitants, la plus grande de France. Mais pas seulement, car il y a d’autres anomalies démographiques dans le découpage du Val-d’Oise. Une circonscription législative devant, sauf exception, se faire sur la base de cantons, on s’attend à des modifications sensibles de plusieurs circonscriptions.