Comme chaque année depuis trois ans, le magazine L’Express a publié le palmarès des hôpitaux de France les plus sûrs basé sur les chiffres du ministère de la Santé de 2007. Si les hôpitaux comme Argenteuil, Pontoise ou encore Marines sont bien notés pour leur lutte contre les infections, trois cliniques du département ont été exclues de ce classement. Il s’agit de celles d’Ermont, d’Enghien et de Cormeilles-en-Parisis. Pour les deux premières il s’agit de simples problèmes administratifs tandis que la clinique du Parisis a simplement refusé de participer à l’enquête.

 

 Les hôpitaux et cliniques du Val d’Oise ne luttent pas tous avec les mêmes moyens contre les infections nosocomiales. C’est en tout cas ce qu’il ressort de l’enquête parue dans L’Express ce jeudi.  Sur les 20 établissements de santé du département, trois ont été exclus du classement établi par le ministère de la Santé. Les raisons de cette exclusion peuvent être multiples.

 

Refus de participer ou problème administratif

 

Ainsi pour la clinique Claude Bernard à Ermont joint par téléphone jeudi, la direction affirme que l’absence de l’établissement dans ce palmarès est due à un problème d’ordre administratif. « Le motif de notre exclusion est la non-participation à l’enquête INCISO (sur la surveillance de l’Incidence des Infections du Site Opératoire, NDLR), un critère qui n’était pas obligatoire l’année précédente. De plus en 2007, nous avons changé l’équipe d’hygiène. Les mesures ont bien été prises sur le terrain mais n’ont pas été formalisées auprès du ministère de la Santé» indique Manou Wehrell, directrice de la clinique.


Même son de cloche du côté de la directrice de la clinique Girardin d’Enghien. « Sur le fond, il n’y a aucun soucis en réalité, mais cette exclusion révèle seulement un problème de forme, un problème d’ordre administratif. L’année prochaine nous serons dans le classement » assure Marie-Caroline Neron-Rousset.


Pour l’absence de la clinique de Cormeilles-en-Parisis dans ce classement les raisons sont différentes. « Nous n’apparaissons pas dans ce classement car l’ancienne direction a refusé de participer à cette enquête mais cela ne veut pas dire que nous ne mettons pas en œuvre toutes les mesures de lutte contre les infections nosocomiales » affirme la responsable hygiéniste de la clinique du Parisis. Elle indique par ailleurs que son établissement « travaille en réseau avec l’hôpital de Pontoise en ce qui concerne l’hygiène. » Le centre hospitalier René Dubos de Pontoise se distingue en se plaçant 13ème au niveau national dans la catégorie, hôpitaux de plus de 300 lits.


Un classement des moyens de lutte, pas des résultats


Le score général utilisé pour établir ce palmarès repose sur quatre indicateurs : l’indice Icalin (40% de la note), destiné à mesurer l’organisation, les moyens et l’activité de la lutte contre les infections nosocomiales, la consommation de soluté hydro-alcoolique (30%), meilleur moyen pour l’hygiène des mains, la consommation d’antibiotiques (20%), plus elle est forte plus le risque de trouver des germes résistants est important, et la surveillance des infections du site opératoire (10%). Ce genre de classement n’a donc pas vocation à rendre compte des résultats obtenus dans la lutte contre les infections mais seulement des moyens engagés.


Pontoise, Argenteuil et Marines à la pointe


Après avoir obtenu la première place de ce classement en 2008, l’hôpital d’Argenteuil s’est fait rattraper et même dépasser par ses concurrents. Il se classe néanmoins 14ème sur les 223 hôpitaux de plus de 300 lits.


A noter dans la catégorie « Hôpitaux locaux » la belle troisième place de celui de Marines. Les hôpitaux locaux sont les héritiers directs des hôpitaux ruraux, des établissements à la croisée entre le sanitaire et le médico-social. 


Retrouvez le classement des établissements du Val d’Oise ici


Adrien Hilpert