Les maires de Gonesse (Val-d’Oise) et d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ont proclamé, mardi, leur intérêt commun d’un barreau ferroviaire entre les RER B et D afin de développer leur territoire.

Jean-Pierre Blazy, maire (PS) de Gonesse et Gérard Ségura, maire (PS) d’Auulnay-sous-Bois, ont réaffirmé au cours d’une conférence de presse commune à la mairie d’Aulnay l’urgence de lancer la réalisation d’un barreau ferroviaire entre les lignes RER B et RER D pour pouvoir urbaniser 1000 hectares situés entre l’aéroport du Bourget et celui de Roissy. Et faciliter l’accès aux emplois. Le lancement du "schéma de principe" en 2009 permettrait une mise en service en 2017.

« Les promesses du plan « Espoir-Banlieues » ne sont pas tenues pour nous tant que ce barreau ferroviaire essentiel pour nos deux communes et les communes limitrophes ne sera pas programmé », a lancé Gérard Ségura, approuvé par son collègue de Gonesse et par Gilbert Roger, maire (PS) de Bondy, premier vice président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, membre de la direction du Parti socialiste. « Ce sera une formidable bouffée d’oxygène pour les mobilités », a ajouté ce dernier. Gilbert Roger souligne que les Conseils généraux du Val-d’Oise et de la Seine-Saint-Denis ont tous deux revendiqué le lancement de ce barreau ferroviaire, qui permettrait de créer deux gares nouvelles, l’une en Val-d’Oise, l’autre en Seine-Saint-Denis.

Jean-Pierre Blazy se dit particulièrement inquiet, que Christian Blanc, secrétaire d’Etat au Grand Paris, n’ait pas retenu le « Barreau », pas davantage que le comité interministériel du 20 janvier dernier sur les grands chantiers. Mais il regrette aussi la timidité de Jean-Paul Huchon, le président socialiste du Conseil régional d’Ile-de-France, président du Syndicat des transports d’Ile-de-France (STIF), qui semble lui aussi se rallier à un projet plus modeste de transports par autobus en site propre entre Gonesse et Aulnay. « Notre démarche associant des collectivités de deux départements différents est inédite et justifiée par nos intérêts territoriaux communs. Elle nous amène à discuter d’une éventuelle intercommunalité qui franchirait les frontières des deux départements », a conclu le maire de Gonesse.