Le Président de la République a annoncé jeudi soir la suppression de la taxe professionnelle (TP) dans l’industrie en 2010. « Pour le seul Conseil général du Val d’Oise, cette recette, de l’ordre de 105 millions d’euros attendus en 2009, représente un tiers du produit de la fiscalité directe départementale et près de 10 % de son budget », indique son président PS Didier Arnal qui redoute de « sérieux risques pour les collectivités locales ».

« Au-delà de la méthode d’annonce – floue et sans concertation – la suppression de la TP comporte de sérieux risques pour les collectivités locales. Tout d’abord, l’absence de compensation de la perte de ressources, déclare le président PS du Conseil général du Val-d’Oise.

Autre risque de cette décision, selon Didier Arnal, « pour un département comme le Val d’Oise, la suppression de la TP est de nature à mettre en péril les marges de manœuvre financières de la collectivité ; alors que dans le même temps chacun s’accorde à reconnaître que les besoins sont nombreux. Elle est incohérente au moment même où la loi transfère de nouvelles compétences au conseil général, comme c’est le cas pour la généralisation du RSA »

L’élu note que « dans le Val d’Oise, le coût non compensé par l’État de la décentralisation avoisine les 100 millions d’euros ! Comment donc croire à une promesse supplémentaire de compensation alors que les précédentes, après dix ans, ne sont toujours pas tenues ? »