Lors du conseil municipal d’Argenteuil du 9 février, les élus communistes ont voté contre la proposition du Maire de faire appliquer la loi fixant la journée de solidarité sur la commune. Une décision qu’ils ont expliquée dans une déclaration.

 
« Il nous est difficile de se positionner contre une loi de solidarité mais celle-ci, en fait,  n’en est pas une … » a lancé en préambule Françoise Monaque, maire-adjointe à la santé, au nom du groupe communiste.
 
Rappelant l’origine de cette mesure, elle a lors de son intervention, démontré l’inefficacité de cette loi et le peu de moyens dégagés en réalité en faveur des personnes âgées ou dépendantes. «Les  besoins du secteur sont pourtant immenses : près de la moitié des établissements devraient être rénovés, des dizaines de milliers d’emplois sont nécessaires…» affirme-t-elle.
 
« De plus, sous couvert de « solidarité » le gouvernement a décrété la première hausse de la durée légale du travail depuis plus d’un siècle. C’est donc un nouveau recul social et un nouveau cadeau au patronat » a poursuivi l’élue communiste.
 
Rappelant le vote défavorable du Comité Technique Paritaire (regroupant élus et représentants du personnel de la commune), Françoise Monaque a affirmé que les mesures du « paquet fiscal » en juillet 2008, et le cadeau aux banques récemment, prouvent que l’Etat a choisi la finance avant la santé et la solidarité.
Les élus communistes ont donc voté contre l’application de cette journée sur Argenteuil.