Remettre Maria Deraismes à la mode. C’est l’objectif de plusieurs associations pontoisiennes en faveur de cette combattante obstinée pour les droits des femmes qui habitait leur commune au XIXe siècle.

Pour honorer sa mémoire, un colloque est prévu à Pontoise le 14 mars prochain à l’initiative de la Libre Pensée du Val-d’Oise en présence de Marc Blondel, ancien secrétaire général du syndicat Force Ouvrière, président de la Fédération nationale de la Libre Pensée.
Ceux qui ne veulent attendre auront un aperçu de la pensée de Maria Deraismes ce vendredi 13 février au café «  Le Jean Bart », 28, rue de l’Hermitage (non loin du buste de l’intéressée) à partir de 20 h 30, à l’initiative d’une association proche du Parti socialiste, « Pontoise ensemble »..
 
« Une occasion de se retrouver autour d’un zinc sympa pour lire des extraits de textes de Maria Deraismes,  échanger,  boire aussi … Bref, de quoi croquer des mots et des mets », propose l’association.

Pontoisienne, Marie-Adélaïde Deraismes, dite Maria Deraismes, (15 août 1828- 6 février 1894), pourrait être une des principales célébrités de Pontoise… à condition d’être connue ! La loi de 1881 sur la presse autorisant les femmes à devenir directrices de journaux, Maria Deraismes en profita pour devenir la première femme à prendre la direction d’un journal, "Le Républicain de Seine et Oise". Elle s’installe alors à Pontoise dans une grande propriété du quartier de l’Hermitage, « Les Mathurins » (actuelle rue Maria Deraismes)