Mauvaise nouvelle pour les quelques 150 groupes de musiques de l’agglomération de Cergy-Pontoise. Malgré un taux de remplissage « optimal », les studios de répétition du Hangar 95 fermeront leurs portes à partir du 28 février par manque de subventions. Avec la fermeture des studios de l’Usine à Eragny en juillet et celle-ci annoncée, ce ne sont pas moins de 5 studios de répétitions qui disparaissent.

 Le réseau Combo95 dénonce « une baisse de 30% de l’offre en local de répétition en 5 ans » dans le Val d’Oise. Aujourd’hui sur l’agglomération, 7 studios subsistent à Jouy-le-Moutier, Vauréal et Cergy. Trop peu pour accueillir les quelques 150 groupes locaux.

Dans un communiqué le réseau Combo95 pointe du doigt le non respect des engagements de la mairie de Pontoise, qui aurait promis 5000€ de subventions à l’association EMA, administratrice du Hangar 95. « Nous nous sommes engagés à verser un premier jet de 2 000€ puis 3 000€ après un rapport d’activité quatre mois après » se défend le député-maire Philippe Houillon. Visiblement ce rapport d’activité n’a pas satisfait la municipalité qui a décidé de ne pas effectuer ce deuxième versement à la structure où « seuls 10 Pontoisiens répétaient ». Conséquence, le Conseil général qui s’était lui aussi engagé à verser la même somme que Pontoise s’est également retiré.

Un déficit notoire de studios de répétition

La polémique ne change rien à l’affaire. L’agglomération de Cergy-Pontoise ne dispose plus de structures en nombre suffisant pour offrir aux groupes locaux des conditions d’éclosion idéales. Selon le Combo95, le nombre de studios implantés sur l’agglomération ne peut répondre qu’à 50% des demandes des groupes. « Ce sont donc autant de groupes qui se voient obligés de s’éloigner de leur territoire pour pratiquer leur art ou pire le pratiquer dans des locaux inadaptés au risque de s’exposer à des dangers pouvant nuire à leur santé » affirme le réseau des musiques actuelles.

Avec la fermeture de ces 5 studios de répétition en tout juste un an et demi, la mise en place d’une véritable politique en faveur de la création de telles structures au niveau de la communauté d’agglomération semble nécessaire si Cergy-Pontoise veut continuer à produire des groupes comme les Ogres de Barback, K2R Riddim ou encore Anis.