Les huit jeunes soupçonnés d’avoir participé à une expédition punitive au collège Pablo-Picasso jeudi n’ont  pas été placés sous mandat de dépôt mais interdits de séjour dans le Val-d’Oise, a rapporté ce dimanche le Parisien. Le principal de l’établissement avait été roué de coups. Il a été reçu vendredi à l’Elysée.

Parmi les huit jeunes, sept ont moins de 16 ans et sont scolarisés au collège Pablo-Picasso, où ont eu lieu les faits. Le huitième a 17 ans et est lycéen. Ils restent tous scolarisés mais ils sont interdits de séjour sur le département. Quatre des huit jeunes ont été placés sous contrôle judiciaire, un en liberté surveillée préjudicielle. Pour les autres, le juge a ordonné le placement, rapporte le Parisien dans son édition de dimanche.

La procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, avait annoncé, vendredi, avoir requis l’éloignement temporaire du Val-d’Oise.

«L’objectif est de pouvoir faire un travail éducatif de qualité, hors de leur milieu et de leur environnement. Ils doivent continuer à être scolarisés, a expliqué Mme de Givry. Face à ce type de faits, la justice doit apporter des réponses fermes, adaptées, concrètes. Comme l’a dit le président de la République à Gagny, il faut faire en sorte que les établissements scolaires soient sanctuarisés».

Revenant sur les faits, la procureure de la République a expliqué qu’il ne s’agissait pas d’une «action concertée à l’encontre du principal». Elle a parlé «de jeunes qui n’ont pas accès à la culture, aux mots, et utilisent la violence», précisant que «deux groupes de jeunes issus de deux quartiers différents se sont opposés»