Icade a annoncé sa volonté de vendre ses 35.000 logements en Ile-de-France. Le Val d’Oise, qui compte 4 600 logements d’Icade implantés sur les communes de Sarcelles, Villiers le Bel, Gonesse, Ermont et Franconville, est particulièrement concerné par cette opération que dénoncent les élus de la majorité du Conseil général de gauche.

Les élus socialistes reprochent à Icade, société cotée en bourse et filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, de mettre en vente des logements sociaux construits dans les années 1960 "grâce à la mise à disposition de fonds publics" et"aujourd’hui été largement amortis". .

"Le sous-investissement d’Icade dans l’entretien de ces logements et leur « déconventionnement » du parc social, se conclut aujourd’hui par la revente de ce parc à des fins purement spéculatives", déclare le Conseil général.

Didier Arnal, Président du Conseil général et Philippe Doucet, vice-président chargé du Logement s’indignent de cette vente qui "méprise les locataires et va à l’encontre de l’intérêt général". Les deux élus qui rappellent que "l’Etat et les collectivités territoriales ont contribué à financer ces logements", s’interrogent à haute voix : "Comment peut-on admettre que ceux-ci soient aujourd’hui revendus selon des considérations purement financières ? Alors qu’ils sont déjà amortis, peut-on tolérer que ces logements soient revendus à des prix exorbitants et donc payés une deuxième fois ?"

Le Conseil général de gauche estime que "ces logements doivent être maintenus dans le parc public et doivent pour ce faire être cédés par Icade à un prix raisonnable permettant aux bailleurs sociaux d’y mener les travaux de rénovation nécessaires. À l’heure où la crise du logement est de plus en plus profonde en Ile-de-France, et où 30 000 demandes de logement sociaux sont insatisfaites dans le Val d’Oise, peut-on accepter que ce parc ne retrouve pas une vocation sociale ? Le Conseil général du Val d’Oise tient à dénoncer cette opération scandaleuse et demande à l’État d’intervenir au plus vite pour qu’Icade ne se sépare pas de son patrimoine dans de telles conditions".