Depuis la mi-mai 2009, 20 caméras sont en service sur les communes d’Ermont, Eaubonne, Montlignon et Saint-Prix, assurant une couverture des quartiers les plus fréquentés. D’ici la fin de l’année, la première tranche d’installation sera terminée et on comptera 20 caméras en plus sur les villes de Val-et-Forêt. En 2010, à la fin de la deuxième tranche le territoire de la Communauté d’Agglomération disposera au total d’environ 80 caméras.

 Val-et-Forêt a entamé les travaux d’installation de fibres optiques pour la mise en place d’un réseau de "vidéoprotection", comme l’ont surnommé les élus, sur tout son territoire en mars 2008. "Les différents objectifs sont, entre autres, la sécurité des personnes et des biens, la protection des bâtiments publics, la sécurité routière et l’assistance aux personnes", explique-t-on à la communauté d’agglomération.

Les caméras sont pilotées depuis un unique Centre de Supervision Urbaine (CSU) aménagé dans les locaux de la Police Municipale Intercommunale à Saint-Prix. Ce centre reçoit et enregistre les images filmées par les caméras. La Police Nationale, grâce à une convention de coordination, disposera d’un écran répétiteur au sein du nouveau Commissariat d’Ermont.

Les zones publiques concernées sont filmées tous les jours 24h/24. Les  agents ainsi que le responsable, recrutés et spécialement formés pour ce  CSU, sont tenus à une obligation de réserve. Ils ont pour mission principale d’alerter en cas de problème les services de sécurité (Police Nationale,Police Municipale, SAMU, Pompiers …).

 "L’enregistrement automatique des images  de vidéprotection est conservé pendant 7 jours. Au-delà, elles sont automatiquement détruites, indique Val-et-Forêt. Les caméras sont équipées d’un système qui masque instantanément tous les intérieurs et entrées d’habitations. La sécurité des riverains ne se fait donc pas au détriment du respect de la vie privée". Les usagers sont par ailleurs informés de la présence de caméras sur chaque site par des panneaux.

La conservation des images se fait sur des disques durs sécurisés auxquels les employés n’ont pas accès. Seules les personnes habilitées par la Préfecture et les officiers de police judiciaire peuvent visionner les enregistrements et uniquement lors d’une réquisition ordonnée dans le cadre d’une enquête judiciaire.

Le coût global de la mise en place de la vidéoprotection sur tout le territoire est estimé à environ 7 millions d’euros, subventionné en partie par le Conseil général et l’Etat.