Le discours sur l’insécurité tenu par Nicolas Sarkozy ce jeudi fait bondir le socialiste Philippe Doucet. Le chef de l’Etat a annoncé dix-neuf mesures pour lutter contre l’insécurité à l’école et dans les quartiers sensibles. Au moment où il demande le renfort de la police de proximité dans sa ville, le maire d’Argenteuil qualifie d’« effets de manche » ces promesses sur les questions de sécurité.

« Les problèmes de délinquance ne pourront se résoudre que par une présence affirmée,  continue et apaisée des policiers dans les quartiers. Mener 25 opérations fortes dans les quartiers les plus difficiles entrainera des résultats à court terme, sans toutefois permettre une éradication des actes de violence puisque ceux-ci reprendront dès les opérations de police terminées et les caméras de télévision reparties » estime Philippe Doucet. Pour le maire d’Argenteuil, le retour à un climat serein dans certains quartiers difficiles « ne se fera pas par de simples opérations coups de poing ». Le premier magistrat, qui réclame la création d’une police de proximité dans sa ville, dénonce également la « culture du chiffre » et prône celle « du dialogue et du bon équilibre entre prévention et répression. »

Le retour de la police de proximité
 
Aujourd’hui, Argenteuil a décidé d’entamer une campagne de mobilisation afin d’obtenir des Unités Territoriales de Quartier (UTEQ), forces de police qui ont vu le jour en 2008, composées de policiers aguerris et spécifiquement formés. « Ces unités représentent ce qui est attendu par une majorité de nos concitoyens  de la part de la police nationale : une police visible, proche des gens et de leurs préoccupations, qui patrouille au quotidien sur le terrain » explique Philippe Doucet qui voit dans la police de proximité un outil de « lutte efficace contre la petite et la moyenne délinquance ».