Dans un entretien accordé au Parisien Val d’Oise, le président de l’Entente Sannois-Saint-Gratien est revenu sur la saison de son équipe, sur le conflit entre le club et les instances fédérales ainsi que sur ses velléités de départ.

Luc Dayan, le président de l’Entente Sannois-Saint-Gratien, a reconnu à nos confrères du Parisien Val d’Oise l’échec sportif de son équipe malgré la bonne volonté des joueurs et de l’entraîneur. Pour lui, c’est l’arrêt du financement du groupe Casino fin décembre qui a véritablement pénalisé l’Entente. Ce manque de moyens financiers l’a obligé à laisser partir des joueurs comme Dantas.

Dans cette interview, Luc Dayan continue de monter au créneau contre les instances fédérales. « Nous savions que la descente en CFA était une possibilité, le National étant structurellement déficitaire. Les instances de tutelle n’ont pas une vision réaliste de l’économie du sport professionnel. Elles ne prennent souvent les décisions que lorsque les problèmes sont avérés, au lieu d’anticiper et réformer pour éviter les catastrophes ».

« Quitter la présidence dès que possible »

Le président de l’Entente est conscient des difficultés dans lesquelles sont plongés les Bleus et Noirs suite au pourvoi en cassation de la FFF. « A court terme, le pourvoi en cassation crée un énorme problème compte tenu de la décision de la DNCG de ne pas reconnaître que les 500 000  euros versés en dédommagement peuvent être intégrés à notre bilan. Je ne vois pas comment on va en sortir. Le club est convoqué le 16 juin. J’ai saisi le ministère à ce sujet la semaine dernière ».

Concernant son avenir au sein de la structure valdoisienne, l’ancien président du LOSC a déjà fait son choix. « Le conflit (ndlr : entre le club et les instances fédérales) ne doit pas peser sur le club exemplaire qu’est l’Entente SSG. Je vais donc tirer toutes les conséquences qui s’imposent pour que ce ne soit plus le cas. L’une d’elles sera de quitter la présidence dès que possible. Nous recevons actuellement des propositions intéressantes. Marc Mayor et moi-même allons les étudier, en relation étroite avec les collectivités et l’association. […] L’Entente Holding doit techniquement rester actionnaire et les valeurs du club devront être préservées ».