Les 25 et 26 juin, douze pilotes vont se relayer pendant 24 heures aux commandes d’un monomoteur qui effectuera un décollage et un atterrissage sur 100 aérodromes différents en France métropolitaine au départ du Bourget (Seine-Saint-Denis) puis de Roissy Val-d’Oise).

Baptisée "le défi 100/24", cette opération veut démontrer la richesse du maillage aéroportuaire de l’hexagone, l’un des plus importants du monde. Beaucoup de Français l’ignorent, mais de nombreuses plates-formes sont accessibles de jour comme de nuit. « Ce patrimoine de plus de 400 aérodromes – pistes privées et ULM non compris – constitue un outil majeur au service du désenclavement des régions » souligne Gilles Darriau, initiateur du "défi 100/24".

Les 12 pilotes répartis en quatre équipes vont se succéder à bord d’un Cirrus SR22 N878P, un monomoteur réputé pour sa fiabilité et son endurance. Ils ne feront qu’un "touché" (« touch and go », dans le jargon des pilotes) de la plupart des pistes en se relayant lors des avitaillements, environ toutes les trois heures. Ils ont calculé un avitaillement aussi rapide que possible de 1,2 litre de kérosène par seconde permettant le remplissage du réservoir en 5,5 minutes. Au total sur les 24 heures du défi, le monomoteur ne restera au sol que moins d’une heure. Les principaux aéroports visités seront le Bourget, Troyes, Albert, Angers, la Rochelle, Castres, Chambéry, Reims et Roissy.

Le Cirrus décolle ce jeudi 25 juin, à midi du Bourget. Après 100 « touch & go », il se posera 24 heures plus tard, vendredi 26 juin vers 12 heures, sur la base aérienne 112 de Reims, pour l’ouverture du meeting du centenaire, commémorant la première grande manifestation aérienne publique au monde, organisée en 1909.

De gauche à droite sur la photo : Jean-François Georges, Gérard David, Patrick Gandil, Frédéric Beniada, Théodore Schneider, André Uzan, Gilles Darriau le promoteur de l’opération, et Lionel Guérin, présdident de la Fédération nationale de l’aviation marchande (FNAM).

La montre Breitling et la cravate aux avions, chouchous des professionnels de l’aviation marchande

A quoi ressemble un professionnel de l’aviation en France ? Facile : il s’agit dans 95 % des cas d’un homme, et il porte une montre Breitling ainsi qu’une cravate décorée de petits avions…

La parité hommes-femmes n’est pas un fait acquis dans le petit monde des professionnels de l’aérien en France. La rencontre de tous les trois ans de la quasi-totalité des acteurs français du transport aérien pour l’assemblée générale de la Fédération nationale de l’aviation marchande (FNAM) en a apporté une nouvelle démonstration mercredi 24 juin à Paris.

Il s’agit d’une manifestation très courue pour les adhérents des quelque 375 sociétés et organisation représentant la quasi-totalité de ce secteur d’activités, représentant 1% du PNB français. Mais une manifestation où les femmes sont quasiment absentes. Les professionnels apprécient les échanges et rencontres durant le repas ainsi que les tables rondes sur l’avenir de leur profession. Aussi chaque invité veille à sa tenue vestimentaire. Outre les inévitables Breitling au poignet de ces opérateurs du transport aérien, quelques-uns ont réussi à trouver des cravates rares représentants des avions.

Mardi 24 juin, l’étoile des champions fut incontestablement Olivier de l’Estoile, adjoint au directeur général des avions civils de la société Avion Marcel Dassault avec une cravate de soie bleue ancienne. Son voisin Gérard David, président de l’Union française des hélicoptères, arborait également une assez jolie cravate inspirée des biplans des années 1900, mais nettement moins rare. Les montres Breitling sont beaucoup plus chères et particulièrement appréciées dans le milieu de l’aviation, mais paradoxalement plus banales. A certaines tables les deux tiers des convives en portaient une, de préférence le rare modèle « Centenaire ».
A la tribune, Jean-Cyril Spinetta, président du conseil d’administration d’Air-France/KLM jouait ostensiblement avec la sienne. Il est vrai que la société Breitling soigne particulièrement son image auprès des professionnels et des amateurs de l’aviation, et pas seulement dans sa célèbre publicité. Elle sponsorise nombre des manifestations aériennes, notamment le défi 100/24.