« Amalgame grossier », « mauvaise foi », « attaques mesquines », les qualificatifs ne manquent pas à la droite départementale pour désigner la dernière sortie des élus de gauche sur la visite du secrétaire d’Etat en charge du « Grand Paris » à Sannois mercredi. Encore un signe de l’activation d’une campagne électorale intense pour prendre la majorité à l’assemblée départementale.

Les élus du groupe Union pour le Val d’Oise (UVO) se disent « interloqués par la violence et le caractère peu républicain des attaques proférées à l’encontre de membres du gouvernement accusés de venir « servir la soupe ». » Ils sont aussi « très surpris » que les élus de gauche voient dans les « deux ou trois déplacements ministériels qui se sont déroulés dans le département depuis un an », une entreprise à caractère électoral, l’élection ayant été annulée il y a seulement quelques semaines. Ils dénoncent « un amalgame grossier et de mauvaise foi de la part des soutiens de la candidate communiste à Argenteuil. »

Les élus de l’UVO se réjouissent de la visite de Christian Blanc et voient même dans ce déplacement « un geste d’encouragement pour ceux qui défendent le Val d’Oise comme moteur du Grand Paris », en opposition aux « cassandres qui n’ont cessé de fustiger un gouvernement auquel on prêtait la volonté d’exclure le département du Val d’Oise de l’Ile de France. »

Cette réaction des élus de gauche du département, l’UVO l’interprète comme de la « fébrilité », notamment « du côté d’Argenteuil compte tenu de la cinglante décision du Conseil d’Etat. » Ils notent au passage que déjà au printemps 2008, « la campagne électorale avait été marquée par une ambiance délétère » avant de formuler le voeu pieux d’une campagne « placée sous le signe du respect de la démocratie, des opinions de chacun et de la sérénité des débats. » C’est déjà bien parti…