A la veille de la présentation du Schéma de Principe du RER D devant le conseil d’administration du STIF (Syndicat des Transports d’Ile-de-France), l’association SADUR s’oppose à ce document tant sur « le contenu que sur la manière » dont il est adopté. « Il entérine une régression par rapport à nos conditions de transport actuelles » explique le collectif d’usager de la ligne D.

 Pour ses conséquences au nord comme au sud de la ligne, l’Association SADUR demande que le Schéma de Principe ne soit pas être adopté en l’état et « qu’une nouvelle concertation des usagers, de leurs associations et de leurs élus doit avoir lieu le plus rapidement possible. »

« Au nord de la ligne, le retour à 3 trains au quart d’heure ne se fera pas avant 2014 et tous les trains seront omnibus alors que rien ne s’oppose à un retour plus rapide au plan de circulation précédent » explique son président Ali Bensaïd pour qui « la réorganisation de l’offre pénalisera les habitants les plus éloignés. »

Selon le SADUR, ce schéma de principe entraînerait  une « augmentation significative du temps de transport de l’ordre de 10 minutes par jour, en moyenne, pour les usagers des moyenne et grande couronnes » sans « aucune augmentation de l’offre en contrepartie, donc des trains encore plus remplis. » Enfin il dénonce « des investissements en infrastructure largement insuffisants, qui ne permettront toujours pas de gérer plus efficacement les perturbations sur la ligne D. »

« Une solution perdant-perdant »

Alors que le STIF prévoit une baisse de l’irrégularité, le SADUR avoue ne pas être « dupe ». « La diminution du nombre de trains pour le nord de la ligne en fin d’année dernière n’a pas empêché l’irrégularité de continuer à progresser entre 2008 et 2009 » indique l’association qui pointe « l’absence d’investissements et la hausse constante du trafic sur une ligne déjà saturée. » « Le STIF propose une solution perdant-perdant, où les usagers mettront plus de temps, sans garantie d’avoir des trains à l’heure et où les besoins en infrastructures de la ligne resteront les mêmes » estime-telle.

Son président Ali Bensaïd demande que le Schéma de Principe ne soit pas être adopté en l’état ainsi qu’une nouvelle concertation des usagers, de leurs associations et de leurs élus. « Les méthodes employées par le STIF sont de la provocation pour les usagers. Qu’il ne soit pas surpris des réponses qui pourraient lui être données ! » prévient le SADUR.