Le collectif  « vérité et justice pour Ali Ziri » appelle à un rassemblement le 10 Juillet à 19h30 devant la sous-préfecture d’Argenteuil avec une demande d’audience à la sous-préfète. Ce collectif s’est constitué après la mort d’Ali Ziri, retraité algérien de 69 ans, suivant une interpellation par la police.

Le mardi 9 juin, vers 20h30, trois policiers d’Argenteuil, dont une femme, ont arrêté un conducteur d’un véhicule, Arezki K., un Algérien de 61 ans, près du croisement des boulevards Jeanne-d’Arc et Léon-Feix. Ce conducteur était accompagné d’un autre Algérien, Ali Ziri, 69 ans, assis sur le siège avant du véhicule. Selon le témoignage de ce conducteur, les trois policiers lui ont d’abord demandé de sortir du véhicule au même titre que le passager, Ali Ziri. « Suivent alors des menaces de les emmener au poste, puis des insultes « pas toujours très républicaines » et enfin des menottes et des coups » affirme le collectif. « Les deux Algériens sont alors malmenés et mis avec violence à l’intérieur du véhicule policier. C’est dans ce véhicule que le drame, ayant entraîné la mort du retraité Ali Ziri, s’est apparemment produit, alors que les deux hommes sont transportés à l’hôpital d’Argenteuil » poursuit-il.

Mis en garde-à-vue, pendant 24 heures, Arezki K., n’apprendra le décès de son ami que le jeudi 11 juin par des policiers du commissariat d’Argenteuil. Le conducteur affirme avoir fait l’objet d’un tabassage continu, au même titre que son ami Ali Ziri, alors qu’ils étaient tous les deux menottés. Le médecin traitant d’Arezki K. ainsi que celui de l’hôpital lui ont d’ailleurs prescrit un arrêt de travail de huit jours. « Les proches et les amis du défunt, qui se sont rendus à l’hôpital d’Argenteuil, ont tous constaté que plusieurs coups étaient visibles sur le corps de la victime » indique-t-il. Cette version des faits a été totalement démentie par le parquet de Pontoise, dans Le Parisien Val d’Oise, qui « écarte tout lien entre l’interpellation et le décès ». L’autopsie réalisée le mercredi suivant le décès a conclu à une fragilité cardiaque et confirmé le fort taux d’alcoolémie de la victime.

Depuis le décès d’Ali Ziri, un collectif réunissant des proches du défunt, des associations, des partis politiques et des citoyens d’Argenteuil, s’est mis en place. Les membres de ce collectif dénommé « Vérité et justice Pour M. Ali Ziri » « condamnent avec force la violence "raciste" utilisée par des policiers d’Argenteuil à l’encontre d’une personne "âgée" ». Ils demandent à ce que toute la lumière soit faite pour élucider les circonstances exactes qui ont conduit à la mort de cet Algérien. Une plainte a été introduite. Pour appuyer leur démarche, ils organisent un rassemblement devant la sous-préfecture d’Argenteuil ce vendredi à 18h30.