Lundi 6 juillet, cinq portes paroles du collectif « ACCES CIBLE » ont rencontré les conseillers généraux Luc Broussy et Viviane Gris pour faire le point sur le programme de mise en place du PAM (Pour Aider la Mobilité), un Service de transport spécialisé pour personne en situation de handicap. Résultat : rien encore de concret mais une promesse de réunion début septembre.

 Lors de l’inauguration de la gare d’Ermont-Eaubonne le 22 juin dernier, le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon avait promis au collectif ACCES CIBLE d’intercéder en sa faveur pour parvenir, le plus rapidement possible, à la mise en place du PAM dans le département du Val d’Oise. Il avait également assuré que la région et le STIF étaient pleinement favorables à la naissance de ce transport dans notre département.

Depuis, les président de la région et du Conseil général du Val d’Oise se sont rencontrés mais rien n’a filtré des discussions. « Sous couvert de pseudos réunions de concertations avec les associations, le processus d’élaboration du cahier des charges et les négociations avec le STIF ont pris un temps fou. Nous n’avions pas besoin de cela au regard du retard déjà pris par l’ancienne majorité » tempête Cyrille Bertin, membre du collectif ACCES CIBLE.

« Nous resterons cloîtrés à domicile de 19h le soir à 8h du matin »

Lors de la rencontre des cinq porte-paroles d’« ACCES CIBLE » avec les conseillers généraux, Luc Broussy s’est engagé à poursuivre le travail durant l’été pour proposer début septembre, aux associations, une réunion. « Sera-t-il question d’un calendrier et d’un scénario ? Nous l’espérons mais rien ne nous le garantit » indique le collectif dans un communiqué. « C’est un début. Les choses vont dans le bon sens, mais d’ici à la naissance du PAM 95, nous resterons sans solution, cloîtrés à domicile de 19h le soir à 8h du matin et pratiquement tous les week-ends sans possibilité de sortir » regrette Jacky Decobert du collectif. Ce à quoi Madame Roselyne Masson (directrice de la MDPH 95) répond que tout n’est pas perdu et qu’en attendant, elle réfléchit à une solution via la PCH surcoût de transport.

« Contrairement à ce que nous avait promis Didier Arnal, Luc Broussy précise qu’il ne sera pas évident de mettre en place un système palliatif, car il estime que ce dernier c’est l’ADIPH. Tous reconnaissent pourtant que ce service se dégrade et qu’il ne répond plus aux attentes… » fait remarquer le collectif.