Pétitions, blocages ou occupations, les parents d’élèves de maternelles multiplient les moyens de faire pression sur l’inspection académique. Les classes jugées « surchargées » sont le principal motif de ces mécontentements. Objectif : obtenir des ouvertures de classe. 

 La situation la plus absurde concerne sans doute l’école maternelle du Bois du Val à Mériel. A la rentrée 2008, l’école avait dû ouvrir une troisième « classe de fortune » pour répartir les 64 enfants. La mairie, aidée par le Conseil général, a donc décidé de construire un nouveau local, d’un coût de 140 000€, plus conforme pour accueillir les écoliers l’année suivante dans de meilleures conditions.

Avec un effectif de 63 élèves en cette rentrée, la classe flambant neuve n’est pourtant pas utilisée. Les jeunes écoliers se répartissent donc en deux classes de 31 et 32 élèves. « C’est beaucoup trop » estiment les parents d’élèves, qui ne comprennent pas la décision de l’inspection académique. « Elle nous avait promis de maintenir cette troisième classe ouverte si l’école accueillait plus de 60 élèves… et nous en sommes à 63 ! » s’exclame une parent d’élève.

Menace d’occupation à Argenteuil

Après avoir bloqué l’école Jules Ferry mardi matin et menacer de l’occuper dès jeudi, les parents d’élèves ont obtenu un rendez-vous à l’inspection d’académie jeudi matin. L’occupation de l’établissement sera décidée en fonction des premiers éléments de réponse de l’inspecteur d’académie.

D’autres actions menées par des parents d’élèves ont été rapportées par Le Parisien Val d’Oise comme à Bouffémont et Montlignon en maternelle.