Le week end du 26 27 septembre, Royaumont oscillera entre slam et chant corse mais toujours avec pour fil conducteur, ce même goût pour la langue que ce soit la notre ou une autre.

 Samedi 26 septembre


A 16h Rythme et percussions, opus II, Abbaye aux enfants 
Les enfants voyagerons avec Monein Adwan dans le monde de la musique méditerranéenne, grâce à l’oud, luth à manche court qui se tient comme une guitare.

A partir de 8 ans

A 20h45 L’autre rive
« Et si j’étais né de l’autre côté ? » Cette question déborde et obsède. Deux univers jumeaux vivent fermés l’un à l’autre, ivres de haine et de violence.
L’Autre rive expérimente les empreintes de la séparation et de fractures encore plus anciennes. La pièce se déroule simultanément dans deux espaces de l’abbaye. Créant une sorte de rituel, les chanteurs quittent les uns après les autres le premier lieu pour se diriger vers le second. Ils passent ainsi sur L’Autre rive où la même pièce se déroule à l’envers. En miroir, faux miroir, puisque les instruments et les langues diffèrent. La musique suit la forme du texte : de l’énergie belliqueuse du groupe à l’extrême solitude et à la disparition de l’individu. Une catharsis. De l’exhortation à la guerre, au sacrifice et ses dérives, jusqu’au sentiment de la perte de soi et de l’effacement… ou le contraire. À l’entracte, le public change de salle et revit l’expérience inverse. La même ? En tout cas étrangement proche et troublante. Les voix de Musicatreize dirigées par Roland Hayrabedian passent de 12 à 0 puis de 0 à 12.

cloitre et réfectoire des moines – durée : 1h15

Dimanche 27 septembre


A 15h Slam et poésie, Abbaye aux enfants
L’atelier Slam et poésie est une entrée en matière au spectacle "A quel Dieu parles-tu ?" présenté plus tard dans l’après-midi. Les enfants pourront détourner des extraits de littérature et de poésie et les revisiter à travers les techniques d’écriture du slam. Un travail sur la mise en bouche et en rythme sera mis en place dans une deuxième partie de l’atelier consacrée à l’interprétation.

A partir de 8 ans

A 15h30 Lamenti
La voix unique de Battista Acquaviva habitera les cuisines de l’abbaye au travers du registre émotionnel de la lamentation. Le Lamentu est plainte, complainte d’amoureux, conscrits, prisonniers, bandits… ou bien chanté pour la mort d’un ami, d’un parent, d’un arbre ou d’un animal domestique. En cas de mort violente, le Lamentu devient alors Voceru et souvent avec l’intervention de vocératrices. Dans les Lamenti, l’intervalle entre la note la plus basse et la note la plus haute est très restreint, ce sont des mélodies-mélopées. Au travers de procédés traditionnels intimement ressentis, Battista Acquaviva préserve la musique de la langue avec tous ses phonèmes ainsi que la langue de la musique. Le tout s’accompagne chez elle d’une grande énergie et d’une grande liberté.

cuisine des moines – durée : 50 minutes

A 17h A quel Dieu parles-tu ? Du slam à Novarina
Energie et liberté sont là, dans ce souffle, qui habite le théâtre de la parole de Novarina, le slam de Dgiz et celui de Capitaine Slam. Dgiz mêle hip hop décalé, jazz et flows débridés, textes où s’articulent autodérision et biographie salée, lignes mélodiques structurées et instruments acoustiques inspirés. Slameur virtuose, il passe en revue les maux de sa génération entre béton et prison, et plutôt que de vociférer sa rage, il l’évoque et l’effleure avec intelligence. Novarina, comme Dgiz se retrouvent dans la profération et le sens du son, qui bouscule celui du signe. Novarina arrive en remettant en jeu toute sa culture, Dgiz arrive à partir d’une recherche de cette langue qui ne lui a pas été donnée prête à l’emploi. Sa poésie emprunte, sans l’avoir lu, à des figures que Novarina affectionne : la liste, l’énumération, la transformation parodique des références et surtout, le goût de la nomination, pouvoir de création par le nom d’êtres de fiction. Chez Capitaine Slam la réminiscence qui pointe n’est pas celle des intonations du rap des banlieues mais celle de la langue d’oc, il a décortiquée la langue de Novarina pour la fondre dans sa propre langue. Et puis voici un autre souffle, celui de l’accordéon qui rejoint le langage soufflé des slameurs et l’apparition proférante de Valère Novarina.

salles des charpentes – durée : 1h30

Tarifs de 6 à 20 € suivant les formules et les spectacles

– Par internet : www.concertclassic.com – www.fnac.com

– Par téléphone : 01 34 68 05 50 du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h à 18h. Possibilité de télépaiement par carte bancaire

– Par correspondance : en utilisant le bulletin en pages centrales accompagné de votre règlement ou en téléchargeant le bulletin sur le site www.royaumont.com

– Sur place : ouverture de la billeterie 1h avant la première manifestation de la journée

Crédit photo : Gilles Abegg