Après la victoire de l’UMP Philippe Métézeau dimanche sur le canton d’Argenteuil-Est, qui redistribue les cartes à l’assemblée départementale, l’UVO demande la démission du Président PS du Conseil général. "Nous sommes dans une situation inédite, la majorité UVO est rétablie dans ce département", explique Arnaud Bazin, leader de l’UVO. "Pour l’instant et pour les mois qui viennent, c’est moi qui préside cette séance", a déclaré le socialiste Didier Arnal en ouverture de séance ce lundi.
 
Avec la victoire, dimanche, du candidat UMP sur le canton d’Argenteuil-Est, la question de la gouvernance du Conseil général est posée. Le sujet n’a pas manqué d’être abordé dès d’ouverture de la séance publique ce lundi, séance qui se tenait exceptionnement le lendemain de l’élection en raison du boycott de la réunion de vendredi par le groupe UVO.

 Le candidat victorieux Philippe Métézeau (photo) n’a pas manqué de lancer le débat en se présentant à ses collègues : "Je suis heureux de participer à la nouvelle majorité et faire du bon travail avec le concours de la nouvelle opposition". Le leader de la droite au Conseil général a rebondi. "Nous sommes dans une situation inédite, la majorité UVO est rétablie dans ce département". Et d’interpeller Didier Arnal : "Il serait convenable, respectueux des principes démocratiques que vous annonciez votre démission maintenant (…) On a besoin de donner des signaux clairs à nos citoyens en cette période difficile, on ne peut pas jouer avec la démocratie".

La réponse de Didier Arnal n’a pas tardé, et même s’il doit se prononcer "sur l’avenir du Conseil général" le 1er octobre lors d’une "déclaration à la presse", il ne semble plus y avoir de doutes sur ses intentions : "Que je sache, ce n’était pas l’élection du président du Conseil général qui était en jeu mais une élection dans un canton (….) Mon élection a eu lieu dans le cadre d’un renouvellement triennal en 2008 (…) Ce renouvellement a eu lieu pour trois ans. Je comprends votre impatience, les dix-huit derniers mois ont été durs pour vous."

 Sur les rangs UVO, les esprits s’échauffent : "Vous baffouez la démocratie", "c’est un république bananière"… Et Arnaud Bazin de maintenir la pression : "Remettez votre mandat, c’est la seule faàon de sortir de cette situation".

Réponse de Didier Arnal : "Cette situation me va bien". Un peu plus tôt, le socialiste soutenait que "la situation n’est pas inédite, mais nous lui donnerons un caractère innovant". Comment ? Le président du Conseil général n’en dira pas davantage avant jeudi 1er octobre. A gauche, on explique vouloir chercher une majorité en fonction des dossiers.