Souvent présentée comme une assemblée de consensus, le Conseil général du Val-d’Oise offre un nouveau visage depuis le résultat des élections cantonales d’Argenteuil-Est. Par déclarations interposées, les élus de droite et gauche règlent leurs comptes. Le groupe PS estime, dans un dernier communiqué titré "Arnaud bazin au plus bas, entre injure et calomnie", que le leader de l’UVO a tenu « des propos plus que litigieux devant la caméra de VOtv ». Et les élus socialistes de s’expliquer : « Oser affirmer face caméra que "on" s’accroche à des sièges, à des indemnités (!), que le groupe socialiste et Didier Arnal donnent dans la magouille est proprement scandaleux, et indigne d’un prétendant à la tête de l’exécutif valdoisien».
 
« La stratégie de l’UMP départementale est de bloquer par tous les moyens le fonctionnement institutionnel, estime groupe socialiste et apparentés. Elle sait pourtant pertinemment que le législateur a prévu que la Présidence était acquise par un vote triennal lors du renouvellement de la moitié des conseillers généraux (mars 2008) et en aucun cas après chaque élection partielle. Didier Arnal est élu jusqu’en 2011 et chacun a pu constater, en dehors d’arguments procéduriers qu’il n’a pas été mis en minorité, au contraire. Tous les rapports qui ont donné lieu à un vote ont été approuvés à l’unanimité ! »
 
Les conseillers généraux socialiste considèrent que « le sigle UVO a vécu et la coalition est désormais sous la haute surveillance de l’UMP. La majorité numérique affichée à l’entrée en séance n’était en réalité qu’une majorité virtuelle. Le Groupe de la majorité de gauche, numériquement égal au groupe UMP-UVO, n’entend pas se laisser insulter sans réagir. Si les durs de la droite persistent dans leurs débordements verbaux et dans une guérilla sans fin, ils nous trouveront totalement mobilisés. Il est grand temps de revenir à la raison et au débat car les valdoisiens attendent autre chose de tous leurs élus en temps de crise. »