Dans un entretien accordé au Figaro, Jérôme Chartier, député UMP du Val-d’Oise et porte-parole de l’UMP pour le budget, estime "le déficit exceptionnel" et le qualifie de stratégique : "il est uniquement le résultat de la crise et de rien d’autre".

Et le maire de Domont d’expliquer que le budget 2010 "démontre à quel point nous avons besoin de l’État pour se substituer, en période de crise, aux agents privés puisque le niveau de déficit exceptionnel est directement le résultat de l’effondrement des recettes fiscales et des mesures du plan de relance reconduites en partie l’an prochain qui, l’un comme l’autre, constituent un soutien public indispensable à l’activité. Ceux qui critiquent le déficit actuel critiquent au fond l’État et son rôle alors même que les deux ont été plébiscités par les Français lorsque nous étions au cœur de la crise"

Et l’élu d’affirmer que "la dépense publique progressera au rythme de l’inflation, soit 280 milliards d’euros en 2010 : l’objectif du zéro volume de croissance de la dépense publique est tenu. 34 000 postes de fonctionnaires seront supprimés : on reste là aussi dans l’objectif. Et pour la première fois depuis son instauration en 1997, l’objectif national de dépenses d’Assurance-maladie (Ondam) est quasiment tenu, avec une progression de 3,45 % en 2009 contre les 3,3 % prévus".