Lundi se tenait un Comité Central d’Entreprise Extraordinaire d’ABB pour la première fois sur le site de Saint-Ouen-l’Aumône. Les quelques 400 salariés de la division robotique, en grève, en ont profité pour mettre la pression sur la direction, qui a finalement accepté de reprendre le développement du rapport technique, proposé par les experts de l’intersyndicale.

 Vendredi à Rueil-Malmaison, le président d’ABB France, Hanspeter Feassler, avait expliqué aux syndicats que la direction ne prendrait pas en considération le rapport technique de la Division Robotique dans le projet de restructuration. Ce rapport établi avec l’aide d’experts tentait de démontrer que « l’organigramme et le plan proposés par le groupe n’était pas viable à court et moyen terme. » Lundi, un nouveau CCE se tenait cette fois-ci à Saint-Ouen-l’Aumône.

Le responsable en charge du plan social « séquestré »

« Après un début houleux de la séance, Henry Perret, responsable en charge du Plan Social et Economique, a accepté de prendre en considération et d’en débattre avec le comité directeur de la Division » indique Daniel Fallot, délégué synidcal CFE-CGC d’ABB France Division Robotique

« Agacé par les bruits du mécontentement des salariés et le blocage d’une des issues de sortie de la salle pour forcer les représentants de la Direction à affronter les salariés, Henry Perret s’est déclaré « séquestré » en échappatoire à son manque de volonté d’affronter les salariés du site » poursuit-il.

Condamnés à quitter le site sous escorte policière, la direction a finalement a « accepté de reprendre le développement du rapport technique dans les jours à venir » précise le syndicaliste. Au total, 540 postes sont menacés chez ABB France, dont 306 rien que dans le Val d’Oise.