Les présidents des Conseils généraux de Seine-et-Marne, Vincent Eblé, de l’Essonne, Michel Berson et du Val d’Oise, Didier Arnal demandent au gouvernement de renoncer à l’amendement à la loi ARAF qui permet le transfert du patrimoine du STIF (Syndicats des Transports d’Ile-de-France) à la RATP. Dans un communiqué commun ils le qualifient de « véritable hold-up en Grande couronne ! »

Le 22 septembre dernier, l’Assemblée nationale a adopté l’amendement gouvernemental relatif à la loi ARAF (Autorité de Régulation des Activités Ferroviaires) qui transfert le patrimoine du STIF (Syndicat des Transports en commun d’Ile-de-France) à la RATP.

« Dans un contexte particulièrement lourd et conflictuel marqué par le projet de loi sur le Grand Paris, ce tour de force politique porte atteinte, encore une fois, aux fondements de la décentralisation et du STIF » estiment les trois présidents des conseils généraux de Grand Couronne qui dénoncent le manque de concertation entre l’Etat, la Région, le STIF et les départements.

Pour les élus, « cet amendement retire au STIF la possibilité d’avoir recours à l’emprunt pour améliorer les transports en commun en Ile-de-France. » Ils craignent également de voir apparaître de nouveau une concentration des réseaux de transports vers Paris alors que leurs départements sont déjà touchés par ces problèmes. Ainsi, le texte tel que proposé est intolérable. Intolérable pour les Franciliens, mais plus encore pour les habitants des Départements de la Grande couronne.

« Le STIF, autorité organisatrice des transports, a la charge du développement des transports sur l’ensemble du territoire de l’Ile-de-France, ce n’est pas le cas de la RATP dont l’activité est essentiellement concentrée à Paris et en Petite Couronne et, à l’avenir, à l’étranger » expliquent-ils. « Le patrimoine du STIF, payé par les contributions publiques de l’ensemble des collectivités franciliennes doit bénéficier à tous les Franciliens et non seulement à une poignée d’entre eux » poursuivent Vincent Eblé, Michel Berson et Didier Arnal qui estiment que « la RATP préférera investir à l’étranger, au détriment des habitants de [leurs]départements respectifs. »