Coup de force au Conseil général. Les élus du groupe « Union pour le Val d’Oise » viennent de demander au président de réunir en séance extraordinaire l’assemblée départementale. Ils veulent ainsi que soit examiné à cette occasion « le renouvellement du siège laissé vacant par Madame Cayzac au sein de la Commission Permanente », organe chargé des décisions du quotidien pour le Conseil général.

La bataille juridique entre la droite et la gauche se poursuit. Chaque camp se reporte à la loi pour faire valoir ses droits. Ainsi, le groupe UVO a convoqué une séance du Conseil général. Comme le précise la loi, un tiers des élus de l’assemblée départementale suffit pour convoquer une séance. « Il s’agit d’une compétence qui lie le président qui ne peut ni s’y opposer, ni porter une quelconque appréciation d’opportunité sur cette initiative. Le président du Conseil général est donc contraint de se soumettre à cette demande et de réunir cette séance très rapidement » indique l’UVO.

Les élus de droite souhaitent que soit examiné à cette occasion le renouvellement du siège laissé vacant par Madame Cayzac au sein de la Commission Permanente, « organe important car chargé des décisions du quotidien pour le Conseil général » précisent-ils.

Tous les moyens sont bons…

Après avoir visiblement admis que Didier Arnal ne démissionnera pas, le groupe UVO entend bien « obtenir les moyens institutionnels du mandat donné par les valdoisiens, face à un président qui, se protégeant derrière une loi vieille de 30 ans dont tout le monde s’accorde à dire qu’elle est obsolète, a décidé de rester dans ses fonctions. » En clair, si la droite ne peut pas avoir la présidence, elle s’attaquera aux autres postes du Conseil général afin d’obtenir « la reconnaissance de leur majorité dans tous les organes départementaux, dont la commission permanente. »

Selon l’UVO, la demande de renouvellement du siège vacant de Marie-José Cayzac a été formulée auprès du président du Conseil général lundi. « Face au mépris affiché par Didier Arnal pour leurs demandes, les élus sont contraints de recourir à la loi pour faire reconnaître leur majorité au sein de l’assemblée départementale et de la commission permanente » expliquent-ils avant de se montrer plus menaçants. « A chaque fois que leur légitimité démocratique sera bafouée par le président mis en minorité, les élus du groupe "Union pour le Val d’Oise" utiliseront tous les moyens qui sont à leur disposition pour faire respecter le choix des électeurs exprimé dans les urnes dimanche 27 septembre » préviennent-ils. De quoi imaginer des jours paisibles du côté de Cergy ces prochaines semaines.