Des dizaines de réfugiés se sont installés depuis plusieurs semaines dans l’ancienne caserne militaire de Pontoise. D’origine Somalienne ou Soudanaise, ils ont pour la plupart déposé une demande d’asile auprès de la Préfecture du Val d’Oise mais également auprès des préfectures d’autres départements, afin d’obtenir le statut de réfugié politique.
La Préfecture s’interroge sur les raisons de cette « découverte tardive ». Une réunion se tiendra ce jeudi entre les responsables de l’agglomération de Cergy-Pontoise, la Préfecture du Val-d’Oise et la ville de Pontoise pour trouver une solution.


 Dans cette caserne militaire désaffectée, une soixantaine de réfugiés selon la Préfecture vivraient ici en attendant l’obtention de leur statut de réfugié politique. Menacés dans leurs pays, ces Somaliens ont fuit les menaces et la guerre. Ils dénoncent des conditions de vie de plus en plus difficiles. « Ici, il n’y a ni eau courante, ni électricité et pas de toilettes » nous explique l’un d’eux.

Pour la plupart, ces réfugiés sont arrivés cette année en France. La Préfecture s’interroge sur les raisons de cette « découverte tardive ». « Des places existent en nombre suffisant, pour ceux qui ont déposé leur demande d’asile à la préfecture du Val d’Oise, dans les 6 centres d’accueil des demandeurs d’asile (CADA) du département (capacité totale de 530 places) » précise-t-elle. L’agglomération de Cergy Pontoise, propriétaire des lieux, a elle aussi découvert la présence de ces réfugiés depuis peu.

Une réunion aura lieu demain matin entre les responsables de l’agglomération, de la Préfecture et de la ville de Pontoise pour trouver une solution. « Dans l’immédiat, pour ceux qui, en raison de la révélation tardive de leur situation, n’auront pas été inscrits dans un CADA, leur situation sera traitée au titre de l’hébergement d’urgence » conclut la préfecture.