Dans le cadre de la préparation des élections régionales, des représentants départementaux des Alternatifs, de la  Fédération pour une  Alternative Sociale et Ecologique (FASE), du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), du Parti Communiste Français (PCF) et du Parti de Gauche (PG) se sont rencontrés jeudi 15 octobre à Argenteuil. Un large accord a été constaté sur l’ensemble des points abordés.

Les organisations présentes constatant qu’elles se retrouvent côte à côte dans les luttes sociales du département, que ce soit lors de la votation citoyenne contre la privatisation de la Poste, pour la défense de l’Hôpital de Pontoise ou pour la régularisation des travailleurs sans papiers estiment qu’il est nécessaire « d’offrir un débouché  politique à ces luttes ».

« Les élections régionales de mars 2010 seront une étape importante  dans la construction d’une alternative de gauche à la logique du système capitaliste et productiviste. Ce n’est pas la direction que prennent aujourd’hui le Parti Socialiste et Europe écologie, en recentrant leur politique et en envisageant même une alliance avec le Modem » constatent les cinq signataires.

C’est pourquoi, dans le cadre d’un accord national et sans préjuger par avance des décisions que prendront démocratiquement les militants de chaque formation, ils affirment « leur volonté de tout faire pour la constitution, en Ile de  France, au premier tour, d’une liste de la gauche antilibérale et anticapitaliste, en  totale indépendance du Parti Socialiste ».
Leur objectif affiché est ambitieux puisqu’il s’agit « de gagner la majorité des travailleurs et des citoyens aux perspectives ouvertes par une gauche de transformation sociale afin de diriger la région en mettant en place, en lien avec la population, une politique de rupture avec le capitalisme ».
Le véritable adversaire est bien entendu la droite et les partis de « la gauche de transformation » s’engagent « à tout faire pour battre la Droite, en fusionnant démocratiquement au second tour et en assurant une répartition juste avec les listes du PS et d’Europe Ecologie, à l’exclusion  de tout accord avec le Modem ». « Nous serons ainsi présents au sein du Conseil régional pour y défendre nos propositions en toute indépendance, pour peser sur les choix de la région, afin qu’une véritable politique de gauche soit menée » concluent-ils.
Le débat se poursuit entre ces différentes organisations quant aux conditions de participation éventuelle à un exécutif de la région.