Dans un courrier envoyé au préfet, le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, demande à être reçu à la préfecture accompagné des maires d’Arnouville, du Thillay mais aussi des parents d’élèves du lycée René Cassin. Les violences aux abords de l’établissement depuis la rentrée avaient fait l’objet de nombreux reportages dans la presse nationale.

A la mi-septembre, le maire socialiste de Gonesse avait déjà demandé au préfet des renforts de police pour sécuriser les environs du lycée René Cassin où les agressions se multipliaient. La préfecture avait alors répondu à sa demande.  « Le commissariat bénéficie de renfort départementaux envoyés tous les après-midi dans le secteur de compétence du commissariat de Gonesse » indiquait le préfet début octobre.

Des renforts seulement « temporaires »

S’il reconnaît que des « renforts ont été envoyés », Jean-Pierre Blazy indique qu’aujourd’hui, ceux-ci « ont quitté les abords du lycée car ils n’avaient qu’un caractère temporaire et sont en réalité seulement conçus comme une force d’appoint intervenant en réaction à des incidents. »

« Parents d’élèves, habitants et élus demandons depuis des années le renforcement dans la durée des effectifs du commissariat de Gonesse. Sur un territoire comme le nôtre, il est essentiel que la police nationale soit en mesure d’apporter au quotidien une présence préventive et dissuasive, seule à même de lutter contre le sentiment d’insécurité et les actes de violence » poursuit l’édile qui ne croit pas à l’efficacité de la piste évoquée par le Préfet, proposant l’installation ou le perfectionnement de la vidéo protection.

Enfin le maire espère être reçu avec d’autres maires et des parents d’élèves inquiets pour « présenter la pétition signée par de nombreux habitants. »

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