Le tribunal correctionnel de Pontoise a condamné à trois mois de prison avec sursis et 70 heures de travail d’intérêt général un jeune homme de 24 ans, Hacène, qui signe "Hash" des tags monumentaux apposés un peu partout en France avec une prédilection pour les murs des gares et les wagons des RER et des TGV.

La sanction semble relativement légère pour un homme dont les « exploits » auraient occasionné à la SNCF plus d’un million d’euros de préjudice. Mais cette première condamnation ne vise qu’un flagrant délit mineur dans le train Paris-Luzarches entre les gares de Bouffemont et de Montsoult.

Le 11 septembre dernier, "Hash" avait été surpris par des agents de la Surveillance générale de la SNCF alors qu’il apposait sa signature sur les banquettes du wagon. La perquisition de son domicile de Sarcelles a permis aux enquêteurs de découvrir tout l’attirail d’un tagueur compulsif, des passe-partout de locaux SNCF, des masques de peintre et 47 de bombes aérosols de peinture. Et surtout plusieurs clefs USB où l’artiste avait enregistré près de deux cents photographies de ses plus belles réalisations un peu partout en France.

« Je laisse mon nom pour marquer mon territoire » a expliqué le jeune homme pour sa défense, reconnaissant que « c’était franchement une bêtise. » Il doit à présent réparer les dégâts sous peine de voir son sursis révoqué. Et se préparer à un nouveau procès concernant l’ensemble des tags qui ont été identifiés grâce à sa mémoire informatique.