L’UMP lui propose la tête de liste dans le Val d’Oise pour l’élection régionale de mars prochain. Jean-Pierre Enjalbert de Debout la République, sans encore savoir si son parti présentera une liste en Ile-de-France, l’invite à rejoindre Nicolas Dupont-Aignan dans son combat. Une vice-présidente socialiste du conseil régional lui accorde le « droit d’asile » dans les Hauts-de-Seine… Rama Yade est au centre de toutes les attentions.

 Valérie Pécresse, chargée de mener l’UMP à la victoire en Ile-de-France, l’a réaffirmé sur les ondes d’Europe 1 mardi soir : « Il nous faut des chefs de file moteurs dans tous les départements d’Ile-de-France, a-t-elle expliqué. C’est pour cela que j’ai envisagé la possibilité que Rama puisse aller dans le Val-d’Oise, j’ai entendu qu’elle était réticente, nous en reparlerons. » Si dorénavant, un refus de la secrétaire d’Etat chargée des Sports semble de plus en plus difficile à tenir, la benjamine du gouvernement peut voir que ses prises de positions ne laissent pas indifférents les autres partis politiques.

« Nous avons les mêmes idées »

Ainsi, comme le révèle L’Echo Le Régional dans son édition de vendredi, Jean-Pierre Enjalbert, maire de Saint-Prix et tête de liste de Debout la République lors de l’élection européenne, intéressé par « son parcours qui dénote dans le contexte actuel » a officiellement invité Rama Yade à rejoindre son parti pour les élections régionales. « Je ne la connais pas personnellement mais je l’apprécie beaucoup, lance le conseiller général du Val d’Oise à nos confrères de L’Echo. Elle dérange et ça lui vaut quelques critiques au sein de l’UMP (…) J’ai entendu Luc Ferry dire à la radio que Rama Yade était plus proche de Nicolas Dupont-Aignan pour les questions européennes. Elle avait démenti mais je sais que nous avons les mêmes idées. »

Michèle Sabban lui promet « le meilleur accueil » dans les Hauts-de-Seine

Autre élue à faire un appel du pied à Rama Yade : Michèle Sabban, vice-présidente PS du Conseil régional d’Ile-de-France. Selon des propos rapportés dans une « marre » du Canard Enchaîné, elle aurait suggéré à ses camarades de pratiquer une « politique d’ouverture » à l’égard de la secrétaire d’Etat. « Elle est en délicatesse avec son propre camp. Les dirigeants de l’UMP peinent à lui trouver un point de chute pour les régionales. Elle est élue à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, et je sais sa proximité avec certains socialistes. Pour toutes ces raisons, je lui promets le meilleur accueil » explique Michèle Sabban.