Alors qu’est annoncée, demain matin, la visite du ministre de l’Education, Luc Chatel au Lycée Van Gogh d’Ermont, Didier Arnal, président socialiste du Conseil général du Val d’Oise, regrette le choix récurrent de l’État « d’occuper médiatiquement le terrain » au lieu d’apporter de véritables réponses aux préoccupations concrètes des habitants.

La rentrée particulièrement agitée dans plusieurs établissements du département, du premier degré à l’enseignement secondaire, a mis en lumière certains manques dans le domaine de l’Éducation déjà décriés depuis plusieurs années. « En 2001, rappelle Didier Arnal, François Scellier, alors président du Conseil général du Val d’Oise, demandait à l’État la mise en œuvre d’un plan d’urgence pour rattraper le retard en postes non pourvus accumulé par le département. 105 postes d’enseignants manquent toujours à l’appel et l’insuffisance criante de moyens humains est à l’image des désengagements budgétaires. »

Le socialiste rappelle que la situation ne s’est toujours améliorée dans certains établissements. « Plusieurs semaines après la rentrée, des établissements scolaires restent confrontés à des situations critiques non résolues, notamment au lycée Gérard de Nerval de Luzarches où manquent des enseignants dans des classes d’examen ou au collège Rosa Bonheur de Bray-et-Lû. » Si le ministre de l’Education vient à Ermont pour expliquer la réforme des lycées, ce sera également l’occasion d’évoquer la situation du Val d’Oise.