L’Espace Roger Ikor à la Frette-sur-Seine accueille « Duorama » du 14 au 30 novembre. Cette exposition d’art contemporain met à l’honneur deux peintres : Catherine de Montjoie et Eric Pellecchia.
 
L’exposition « Duorama » est conçue comme un parcours à travers les œuvres respectives des deux peintres de manière à en souligner les concordances et les discordances. Il s’agit avant tout d’entrer dans le paysage de la peinture, le paysage étant au demeurant une des thématiques chère aux deux artistes.

Comme le visage, selon le profil qu’il montrera, accusera des traits de caractère sensiblement différents, le paysage a plusieurs visages.  Pour le dire autrement : un paysage peut en cacher un autre, une peinture cacher un paysage, voire le gâcher, mais c’est une autre histoire et les auteurs déclinent toute responsabilité si par pure coïncidence certaines œuvres présentaient des similitudes avec des faits ou des objets réels et prient les personnes qui s’y reconnaîtraient de bien vouloir les en excuser. 

Catherine de Montjoye, née à Paris en 1960.
Vit et travaille à Paris et Marseille.

 Après des études de lettres modernes, intègre au milieu des années 80 un studio de création pour l’édition livres et magazines. Elle y réalise mises en pages, photographies, dessins, illustrations et entame dans les années 90 une activité picturale.
Elle s’oriente peu à peu vers le stylisme de photo et le décor pour prises de vues, retourne à l’édition et la presse, le tout en poursuivant son travail pictural.

Les œuvres de Catherine de Montjoye jonglent avec des formes stylistiques volontairement éclectiques qui balancent entre objectivité apparente et digressions poétiques.

De ce travail protéiforme, l’artiste tire la leçon et le constat que rien ne vaut la peine de se figer quand tout nous met en branle et nous invite à des numéros d’équilibriste, que la plus grande des inspirations appelle toujours une plus grande expiration. En outre, comme elle le dit souvent « l’art est un grand écart et nécessite un entraînement rigoureux pour atteindre le niveau de flexibilité idéal pour le réaliser.», ce qui, à maints égards, souligne le caractère résolument contemporain de son art.

Éric  Pellecchia, né à Paris en 1962.
Vit et travaille à La Frette-sur-Seine (95).

 Autodidacte, il pratique la peinture et la musique depuis plus de vingt ans.
Artiste polymorphe, il passe du coq à l’âne avec une facilité déconcertante, multipliant les expériences, de la couleur au son à l’image fixe et animée.
http://www.myspace.com/ericpellecchiapeinture

Il se produit dans différentes manifestations, notamment à la biennale 2009 de New York, en animant des Fake conferences sur l’art.
 Durant une période de 5 ans, il est régisseur d’orchestre pour l’Opéra de Paris et sera engagé par la fondation Boris Vian pour ses talents de musicien à partir de 2001. En 2007, il participe au festival Ça se passe à Saint Germain où ses prestations improvisées seront alors très remarquées.

On le nomme « The man with the horn inside », parce qu’il joue de la trompette et du trombone sans trombone ni trompette, mais avec un instrument fort performant chez lui, la voix, et innove ainsi un genre acoustique inédit.
Éric Pellecchia écrit aussi et enregistre des compositions originales de jazz avec piano et voix.
 
http://www.myspace.com/ericpellecchia